Les analyses de F.
Lordon vous paraissent intéressantes ! Je n’en doute pas puisque vous le
signalez par un lien. Mais il est bien regrettable que vous n’ayez pas fait
l’effort d’argumenter en quoi l’analyse de Lordon est si remarquable. Deux ou
trois paragraphes le commentant auraient peut-être joué en sa faveur puisque
vous le défendez… oui, mais vous le défendez si mal !
Je
reprends vos commentaires du 18 février 10:27 sur ce même fil, en graissant ce
que je trouve important :
»C’est vrai : il règne
un manichéisme sur agoravox qui peut faire perdre le sens des réalités , plus une tendance
nette à laisser les prosélytes de tous poils occuper le terrain...
Ce qui fait
que le débat n’avance pas : on rabache , on radotte chacun
convaincu d’apporter sa solution aux divers problèmes de nos sociétés en nous servant toujours
les mêmes arguties.
Ce site devrait s’ouvrir davantage et essayer de nous
faire comprendre les choses à partir des faits et non d’opinions plus ou moins fondées .
Ce n’est pas
parce qu’une vision est rabachée cent fois qu’elle en devient vérité...
Ce serait
plutôt en comparant , analysant , critiquant ces visions à l’aune de la
réalité ."
Il y a là du vrai,
et cela recoupe ce que j’ai exprimé, quoique j’insiste plus sur un aboutissement à toute discussion. Mais alors pourquoi n’appliquez vous
pas cette remarque à vous-même ? Car ayant parcouru vos interventions sur ce
site, je ne vois rien d’original ou de particulier que vous ayez apporté au
débat. Vous vous appuyez sur Lordon, mais on ne saisit pas le point
d’aboutissement de ce très lourd article, à part ce que j’ai relevé.
Je n’ai rien contre
Frédéric Lordon . J’ai en fait apprécié son « Jusqu’à quand ». Mais ce
qu’on attendrait désormais d’experts comme lui, c’est de parvenir au « Et quoi maintenant ? ». Peut-être quelques
réponses sont dans "La crise de trop - Reconstruction d’un monde
failli". Je ne l’ai pas lu car les commentaires trouvent ce livre trop
vite écrit et peu convainquant. C’est vrai qu’il fallait un an de plus pour
mieux saisir que le système est véritablement condamné et que ce n’est pas
d’une « Reconstruction » dont nous avons besoin (pourquoi reconstruire
ce qui ne fonctionne pas ?), mais de bases
entièrement nouvelles sur lesquelles élever un nouveau système équitable et
efficace. Voilà au moins un premier « yaqua » utile : admettre
qu’il faut tout changer en regardant l’économie et la finance autrement.
« Changer de paradigme » comme c’est devenu cool de dire. Partant de
là, avec un esprit déconditionné, on peut jeter des prémisses et petit à petit
construire le modèle d’une nouvelle machine à faire tourner le monde harmonieusement. Ce
n’est pas une utopie. Toutes les connaissances existent. La clef est dans ce
déconditionnement des valeurs anciennes. Hélas cet article récent de F. Lordon
dans le MD n’apporte rien de plus que du rabâchement dont vous-même vous
plaignez et n’aborde en rien ces questions que beaucoup d’entre nous se posent.