Loin de l’Europe de De Gaulle et d’Adenauer, « nous » avons construit l’Europe des financiers. Du Traité de Nice au Projet de Constitution en passant par le Traité de Maastrich ce sont des organes financiers cooptés, aux décisions prises dans le secret qui se sont ni plus ni moins qu’emparés du pouvoir sur les peuples et leur destinée.
Qu’elle est loin la démocratie !
Aujourd’hui les « institutions financières » dictent leurs lois.
Politicien, et médias (que vous avez oublié) ne sont plus que les porte-parole de ces « zinzins », grassement payés pour répandre leurs théories.
Que sont devenues les aspirations populaires, la démocratie « par le peuple et pour le peuple » ? Envolées, disparues dans le flot de propagande consumériste et financier.
Et non seulement ce pouvoir financier règle nos vies, mais il écrase celles des habitants des régions « périphériques », ces autres dont l’exploitation sauvage permet notre asservissement.
On lit souvent dans ces colonnes que « ça ne peut pas durer », on y parle volontiers de « révolution imminente ». Mais si l’on regarde en arrière, on s’aperçoit de l’immense capacité d’endurance et de résignation des peuples.
Notre civilisation ressemble à un château de sable en train de sécher : un glissement ici, un effondrement là, il faudra peut-être des siècles pour qu’il en soit réduit à un tas informe dont on ne pourra plus déterminer l’aspect d’origine.
Ou alors la « libération »
viendra relativement rapidement sous la forme d’un événement
extérieur et imprévu : L’éruption du volcan Islandais, les tempêtes qui ont balayé l’Europe, la « grande panne » d’électricité de New York nous rappellent régulièrement à quel point nos sociétés sont devenues vulnérables.