Bonjour, quelques
précisions ;
Karl Marx définit les classes sociales par rapport à leur
position et à leur rôle dans le processus de fabrication. Pour Karl
Marx, une classe ne peut exister que si elle a conscience d’être une
classe.
le concept de classe sociale ne relève pas du poids de la
richesse de telle ou telle catégorie mais de leur rapport aux moyens
de production (machines, usines, bureaux etc.). Certains groupes
d’hommes sont propriétaires de ces moyens de production et pour
s’enrichir (les machines, usines ne « rapportent » pas
en soi) vont acheter la force de travail des exploités (c’est à
leur capacité et leur savoir-faire pour produire).
Pour Lénine« les classes sont des vastes groupes d’hommes
différents les uns des autres par la place qu’ils occupent dans un
système historiquement déterminé de production sociale, par leurs
rapports aux moyens de production, par leur rôle dans
l’organisation sociale du travail, par la dimension de leur
appropriation des richesses sociales et par leur mode
d’appropriation. Les classes sont des groupes d’hommes dont l’un
s’approprie le travail des autres selon la place occupée dans un
système déterminé d’économie sociale ».
L’appartenance à une classe sociale n’obéit pas à une
croyance ou conviction personnelle (certains travailleurs refusent de
reconnaître qu’ils appartiennent à la classe ouvrière) mais à
un facteur objectif : la place prise par rapport à la propriété
des moyens de production.
MARX parle aussi du « lumpenprolétariat » terme qui
vient de l’allemand « prolétariat en guenilles » qu’il
convient de différencier du prolétariat industriel.
Avec l’apparition et le développement du capitalisme, ce sont
des millions de paysans sans terre qui n’ont d’autres ressources
que d’aller à la ville pour subsister. Avec la destruction
actulles de pans entiers de l’économie, le lumpenprolétariat du
temps de Marx est constitué d’une part par les chomeurs laissés sur
le bas coté de la route et part des gens qui pensaient trouver un
emploie en Europe. Or le capitalisme fondé sur la concurrence de
main d’œuvres pour assurer son profit est indissociable du
chômage, c’est-à-dire, de la tendance du capital à écarter de
l’emploi de nombreux travailleurs « l’armée industrielle
de réserve » selon K. MARX. Sans ressources, les divers
secours et allocations n’existaient pas, ces hommes et femmes
n’eurent d’autres recours que la délinquance organisée, la
mendicité. Avec l’accélération actuelle de la décomposition de
l’économie capitaliste, il est évident que la masse du
lumpenprolétariat va croitre.
MARX intègre le lumpenprolétariat dans la classe ouvrière à
l’origine mais par son mode de vie, son niveau d’existence
social, cette catégorie qui vise à l’appropriation privée au
détriment d’autrui relève de la petite-bourgeoisie.
« Le lumpenprolétariat forme une masse strictement
différenciée du prolétariat industriel recruté dans les bas
fonds, voleurs et criminels de toutes sortes, vivant en marge de la
société, des gens sans travail défini, sans foi ni loi »
Au moyen âge, déjà il y avait des gens à la ville qui
vivaient de la rapine, du meurtre, du vol. A Paris, ils vivaient dans
un quartier difficilement accessible à la police : « la
cour des miracles »
Au stade impérialiste du capitalisme avec la formation de
monopoles, la corruption, la spéculation financière, l’existence
de divers trafics, sévit une économie parallèle (drogue, armes,
prostitution etc.). Le lumpenprolétariat vit de cette économie
parallèle.
Les membres du « lumpen », toujours à court d’argent,
sont des proies rêvées pour les partis fascistes et leurs groupes
paramilitaires, pour la police (indicateurs et mouchards) pour briser
les grèves par la force comme aux États-Unis. Hitler à largement
puissé ses troupes dans son vivier. Il suffit de lire certains
commentaires pour comprendre que d’autres utilisent le
lumpenprolétariat soit pour stigmatiser ce qui se passe à Londres
soit pour recruter.