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Commentaire de easy

sur Je suis perdu, ne m'aidez pas !


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easy easy 28 octobre 2011 21:26

Parce que Bernard évoque le prix d’une psychanalyse, j’informe qu’il existe des centres médico psychologiques (on y entre librement par le biais d’un hôpital) et là, si ce n’est pas exactement une psychanalyse dont on peut bénéficier, on peut au moins bénéficier d’une oreille de psy.

Il n’y a donc rien à débourser et on peut passer un moment, chaque semaine, devant un psy avec qui on peut papoter.

Ce qui se passe alors est relativement proche de ce que Bernard vient de refaire (car il a déjà fait ça). C’est-à-dire qu’au lieu d’être dans son trip (comme lorsqu’il spécule sur des tropismes végétaux qui n’existent que dans son délire), on parle de son tripage, de sa mécanique. Au lieu d’être une horloge obsédée par l’idée de donner l’heure la plus précise, on raconte ses roues, ses ressorts et ses pivots

On ne parvient jamais à être totalement en dehors de sa bouteille mais on peut tout de même se placer en sa bordure d’où l’on interroge alors une oreille intelligente sur la forme qu’a notre bouteille ou sous-marin.



Est-ce à dire que faire ce que vient de refaire Bernard vaut un papotage avec un psy ?
Ca dépend.
Si l’on se présente face à un psy aussi maquillé qu’ici, c’est pareil en effet. Mais si on se présente à lui avec son véritable CV, avec ses casseroles et turpitudes, c’est tout autre chose.





Ce que j’aimais chez Jacques Chancel c’est qu’il avait été le premier à proposer à ses invités à se placer sur le bord de leur bouteille et j’aurais adoré être ainsi interrogé par lui ; « Et dieu là-dedans ? »

Bin oui, face au concept de dieu (auquel je ne crois pas) on se sent obligé de cesser de faire le clown. On sort donc de son théâtre, de sa comédie, on est vraiment nu.

Dieu, je n’y crois pas, mais je crois à la présence des morts de connaissance ; je considère qu’ils sont là, toujours là, autour de moi. Partant de là, je censure assez fortement mon cabotinage.

Il me semble intéressant de croire en une présence invisible qui nous voit nu.





Cela dit, vous ne demandez pas d’aide et je ne vous aiderai pas mais je rappelle que tout homme finit par aller aboyer sur la tombe de sa mère.

A propos de tombe, je soutiens ce que l’Enfoiré a dit, il est sain de s’aérer l’esprit par une réalité plus triviale ou basique. Alors, quiconque se prendrait à vouloir entretenir une tombe, des tombes, se retrouvera confronté aux mousses, au ciment, à la pluie, au soleil, au gel, et aura l’esprit occupé par des problèmes non pas simples mais basiques et éprouvera la satisfaction de se voir finir un vrai travail en résolvant de véritables problèmes.


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