Est-ce un signe ? Voici les pubs en bas de l’article au moment où j’écris ces lignes :
- « Doublez votre salaire ! » (du fric ! du fric ! encore du fric !)
- « Groupon » (consommez ! consommez ! consommez encore !)
- « Devenez non-imposable » (ne payez rien ! ne payez rien ! d’autres paieront pour vous !)
- « Financez vos obsèques » (mais n’oubliez pas de payer votre carré au cimetière quand même...)
Ça me rappelle quand je suis allé aux USA cet été, je voyais les mines déconfites des américains devant le « Debt Crisis », complètement abasourdis devant leur télé ou leur radio, ne comprenant rien à ce qui leur arrivait : « comment-ça on n’a plus d’argent ? ».
Puis je suis allé dans une pharmacie américaine, là où l’on vend de tout, y compris de l’alcool, des clopes et des téléphones portables. Au détour d’un rayon, j’ai aperçu quelque chose que je ne connaissais pas encore : les cartes de débit, prix d’appel à 5$ pour une visa classique. Même les canadiens n’acceptent plus les règlements avec ces cartes étasuniennes « rechargeables », ces morceaux de revolving en forme de carte à puce.
Une telle folie a fait de nous à la fois des victimes et des bourreaux, et peu importe pour les maîtres de la finance que ce soit Sarkozy ou Hollande pourvu que nous poursuivions dans la voie de l’endettement perpétuel, qui nous conduira droit à une servitude dorée (pour les plus chanceux) leur assurant une concentration toujours plus grande de pouvoir monétaire entre leurs mains.
Il faut que Sarkozy dégage, mais il faudra surtout s’occuper de ses mandataires... le combat ne s’arrêtera pas le 6 mai 2012. Si les marchés peuvent virer le nain, ils pourront tout aussi bien virer un éventuel prédécesseur s’il refuse d’appliquer la politique de ces vampires.