Pour
ma part, je rajouterai ceci :
Traditionnellement,
l’extrême droite (quel que soit le pays) a toujours subordonné les
questions socio-économiques aux questions socio-ethniques (pour
employer une expression générique)- et ce contrairement à la
gauche anti-capitaliste. La question étant de savoir non pas
quelle(s) classe(s) sociale(s) doit gouverner ou dominer, mais quelle
nation, quelle ethnie, quelle race, etc. doit le faire en intégrant
toutes les classes sociales - nous ne sommes plus dans une logique de
lutte des classes (gauche radicale + extrême gauche) mais de "choc
des civilisations" - pour reprendre le concept cher à Samuel
Huntington. De sorte que la nature idéologique de leurs desseins
économiques importe peu pourvu que l’économie serve les intérêts
non plus des classes dites populaires mais de LA Nation, ou de
L’Ethnie ou de LA Race.
"et
sur le papier, comme beaucoup de principes abstrait, assez
sympathiques".
Je
ne vois pas ce que le racisme, l’anti-sémitisme et le nationalisme
exacerbé à la sauce nazi ont de sympathique.
"principes
abstraits"
Comme
ceux du christianisme également ?
"La
principale différence est le racisme nationaliste, mais aussi que
les nazis n’annonçaient pas les chambres a gaz dans le programme
alors que Marx, suivant les proposition de son gendre, pensaient
effectivement que le gaz était une solution humaine et moderne
possible a la solution des deux problèmes qui le hantait,les
hongrois et les juifs, pour lui radicalement incompatibles avec la
construction du communisme. "
Vous
déraisonnez cher ami. La question juive n’a jamais hanté Marx !
Quant aux Hongrois, il faudra que vous m’expliquiez. Exactement de
1843 à 1845 (c’est-à-dire à une époque où il n’était pas encore
« marxiste »), il a écrit quelques textes sur le sujet, dont
le célèbre « A propos de la question juive », qui l’a fait
passé pour antisémite, pour ne plus revenir dessus par la suite.
L’antisémitisme supposé de Marx a là aussi été contredis à
maintes reprises et notamment par Hannah Arendt :
"Si
le Juif Karl Marx pouvait s’exprimer de la même façon que ces
extrémistes antijuifs, c’est que, réellement, cette sorte
d’argumentation antijuive avait vraiment bien peu à voir avec un
véritable antisémitisme. Marx, en tant que Juif, était aussi peu
gêné par ces arguments contre « les Juifs » que, par
exemple, Nietzsche par ses propres attaques contre l’Allemagne. Il
est vrai que Marx ne traita plus jamais ensuite de la question juive
et n’émit même plus d’opinion à ce sujet ; mais rien ne
laisse supposer qu’il ait jamais changé fondamentalement sa
conception initiale. Il se préoccupait exclusivement de la lutte des
classes, phénomène intérieur à la société, et des problèmes de
la production capitaliste à laquelle les Juifs ne prenaient aucune
part, ni comme acheteurs ni comme vendeurs de force de
travail." (Arendt, Sur
l’antisémitisme, Points-Seuil
p.71)
"De
même, elle nous explique pourquoi le socialisme est une pensée
erronée et qui ne peut fonctionner "
Vous
vous contredisez cher ami : vous utilisez, pour les discréditer, les
mêmes procédés prétendument scientifiques (déterminisme) qu’utilisent, soi-disant, tous ceux
que vous entendez combattre. Sont-ce vos croyances spirituelles qui
vous poussent à adopter de la sorte la morale du curé du "faites
ce que je dis pas ce que je fais" ?
Je
crois qu’au fond, vous n’avez qu’une connaissance partielle, voire
élémentaire du socialisme, lequel ne s’arrête pas aux seules
théories et (encore moins) applications inspirées du
marxisme-léninisme.