Hollande est dans la continuité de Lionel Jospin.
L’objectif de François Hollande de réduire la part du nucléaire dans la
production d’électricité en France passera par une mise en oeuvre pragmatique, a
déclaré mardi 14 Février Bernard Cazeneuve, porte-parole du candidat socialiste à
l’élection présidentielle.
Hollande et son équipe souhaitaient poursuivre les
recherches sur la génération 4. Le prototype ASTRID a été
évoqué explicitement pour dire que le projet serait poursuivi.
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Je vous rapelle une vérité de base déjà passée ici, et qui se confirmait donc à la conférence de mardi :
En ce qui concerne le développement
d’Astrid il faut rappeler le JO du 13 Mai 1999 dans lequel Lionel Jospin rpon
à Alain Peyrefitte sur le « pourquoi » SPX a-t-il été cassé ?
Voici in-extenso
le texte :
Abandon du surgénérateur
Superphénix
16396. - 13 mai 1999. - M. Alain
Peyrefitte rappelle à M. le Premier ministre les termes de sa question n° 3728
qui n’a toujours pas obtenu de réponse à ce jour.
Réponse. -
L’honorable parlementaire attire l’attention du Premier ministre sur
l’arrêt du surgénérateur « Superphénix ». Conformément à ses engagements
politiques, et en particulier à ceux pris par le Premier ministre lors de la
campagne législative, le Gouvernement a en effet décidé le 2 février 1998
l’abandon de Superphénix, prototype lancé dans les années 70, dans un contexte
de pénurie d’énergie et de faiblesse estimée de ressources en uranium. Cette
centrale est désormais inadaptée au contexte actuel. En outre, ce prototype, qui
constituait un saut technologique considérable, a été difficile à maîtriser et a
coûté beaucoup plus cher que prévu. Il ne peut en l’état constituer un modèle
à répliquer à l’identique dans un programme d’équipement en surgénérateur.
Pour autant, Superphénix représente une technologie très riche, développée par
des personnels particulièrement motivés et performants, qui ont montré que la
France savait mettre au point des équipements technologiques innovants de très
haut niveau. Il faudra tirer profit de l’expérience accumulée et poursuivre
les recherches dans le domaine des réacteurs à neutrons rapides pour l’avenir
à plus long terme. Lorsque le Gouvernement a pris la décision d’arrêter
Superphénix, le réacteur était à l’arrêt, le Conseil d’État ayant annulé le
décret autorisant son fonctionnement. Le précédent Gouvernement n’avait pas
signé le décret autorisant Superphénix à redémarrer en tant que centrale de
production électrique ; de plus un rapport de la Cour des comptes stigmatisait
son coût global. Le Gouvernement a donc décidé que Superphénix ne redémarrerait
pas, même pour une durée limitée. Pour autant, les opérations de démantèlement
dureront plusieurs années et seront à la charge d’EDF. Le Gouvernement entend
mettre à profit l’expérience qui sera acquise lors de ce démantèlement, en vue
de celui des centrales classiques. Par ailleurs, le Gouvernement a confirmé la
poursuite des recherches sur la transmutation, de manière à fournir au Parlement
les moyens de prendre des décisions sur l’aval du cycle 2006. À court terme,
les programmes de recherche nécessaires pour le respect de la loi de 1991 ont
été orientés sur Phénix, réacteur de taille plus petite mais conçu dès le départ
à des fins de recherche. Phénix est particulièrement souple pour
l’expérimentation, du fait notamment de la brièveté du cycle, et permet de
disposer d’une instrumentation adaptée aux études expérimentales. Sa montée en
puissance a été décidée en 1998, après avis favorable de l’autorité de sûreté.
Comme suite à une première campagne d’essais, ce réacteur fait actuellement
l’objet de travaux de jouvence afin de pouvoir répondre aux programmes de
recherche jusqu’en 2004.
Notes pour faciliter la lecture de la
réponse du Premier ministre :
· 1.- près
de 2 ans se sont écoulés entre la question " pourquoi voulez-vous casser
Superphénix ? " et la réponse,
2.- la
question a été posée avant la prise de décision officielle, la réponse a été
apportée après la décision,
3.- le
Premier Ministre se réfère seulement à sa promesse électorale, il ne fait
nullement état de dangers pour la santé publique, ni de risques pour les
populations, l’environnement ou les travailleurs et ne met pas en cause la
sûreté des installations de Superphénix ni l’excellence des choix
technologiques, ni la qualité des techniciens auxquels il adresse ses
félicitations,
4.- le
Premier ministre ne critique pas la rentabilité de l’exploitation, mais
uniquement le montant des dépenses
5. Le Premier Ministre est d’accord
pour continuer les études... qui déboucheront sur la génération 4. Le futur
ayant la propriété de devenir le présent... nous y arrivons conformément à la
demande de Lionel Jospin.
La Gauche et la Droite sont d’accord pour les
surgénérateurs suivants, l’affaire est entendue depuis 13 ans
!
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