C’est un beau texte, bien écrit et qui a le mérite de poser une grosse question sur la table. N’étant pas spécialiste de ce sujet et d’une génération qui n’a pas vécu le traumatisme algérien, je ne peux pas me prononcer sur le fond. Ce texte pose dans (un français parfait) la question du devoir d’inventaire que Jacques Chirac avait commencé de faire (refermé par Sarkozy - nous n’avons rien à nous reprocher - ) et celle des occasions perdues de la Francophonie. Elle pose aussi en filigrane et jusqu’à l’absurde l’appartenance de la France à une Union Européenne qui se comporte avec beaucoup de familles comme un mur de Berlin. Heureusement il y a Skype !
On a envie de terminer par le célèbre « hélas » qui termine la tragédie de Bérénice et qui en est la quintessence.
Par contre rien ne permet d’affirmer que la politique de Hollande concernant la question précise des relations entre la France et l’Afrique sera pire que celle de Sarko. Il semble que beaucoup de français au racisme avoué ou inavoué ne veuillent simplement pas de liens étroits avec l’Afrique. On a envie de dire à l’auteur de ces lignes qu’il est impossible de changer de peuple mais aussi de le rassurer : on a jamais autant parlé français qu’aujourd’hui sur la rive sud de la Méditerranée. La Francophonie se fait contre le peuple français par le simple jeu des flux de capitaux et de personnes. Pour les tenants de la France « »de souche« » , j’ai bien peur qu’ils usent leur énergie et salive pour rien. L’installation en France des personnes issues de la mouvance coloniale est un fait déjà accompli. Il se fait en effet sans fraternité ni accueil et souvent en retour sans réel désir d’intégration. C’est une symbiose ratée par rapport à ce qui aurait pu être. Compte tenu du vieillissement de la population des français de souche il est à prévoir que ça continuera comme avant avec Hollande mais sans les provocations inutiles et stériles de Sarko. Je vais mettre vos livres dans ma bibliothèque. 