Je crois que certains d’entre vous font un mauvais procès à Jean Giono...
Cette attitude intransigeante me fait penser au sort réservé à la pensée du grand aventurier écrivain que fut Henri de Monfreid.
Il rendit visite de nombreuses fois à Mussolini : c’était un fasciste.
Il eut pour ami Teillard de Chardin : c’était un cagoulard, un cul-bénit.
Il se fit musulman : c’était un traitre, un dissimulateur, un turlupin.
Il se livra à un trafic d’armes sous le nez des Anglais (qui, à mon avis, le méritaient bien) et à un trafic de drogue contre les anglais (qui en faisaient aussi à ce moment-là, mais en sous-main) : c’était un bandit...
Tout cela parce qu’il avait un caractère bien trempé, qu’il refusait les courbettes, les compromissions et les petites mesquineries des soi-disant puissants de ce monde...
Heureusement pour lui, il eut une vie longue (96 ans) et bien remplie.
Giono est resté tel qu’en lui-même. Il a toujours détesté la guerre. Ce pacifisme exacerbé, assorti de propos bien « trempés » comme son caractère, lui a fait avoir des ennemis farouches dans une période troublée où tout le monde soupçonnait tout le monde.
Aujourd’hui, les passions (pétinistes, hitlériens, nazis) devraient être retombées depuis longtemps. Malheureusement, je vois que non...
Pardonnez-moi Rosemar pour ce léger hors sujet.
Je voulais un peu « remonter les bretelles » des détracteurs de personnages bien plus humains, talentueux et cultivés qu’ils ne le seront jamais, car ils resteront dans les ornières de leurs pensées infertiles.
Cordialement.