La bourgeoisie anglaise a marché de concert avec son homologue française dans une politique d’acomodement, pour ne pas dire plus, avec Hitler jusqu’au moment (in extrémis-9 mai 40) où elle a retiré le pouvoir des main de Chamberlain pour le donner à Churchill. En 40 aucun bourgeois français, représentatif, ne soutint De Gaulle. A partir du moment où les britanniques avaient décidé de se battre tout, réembarquement de Dunkerque, comme Mers-el-Kébir, s’explique logiquement. Tout au plus peut-on leur reprocher de n’avoir procédé à leur réajustement politique que si tard. Mais, en Angleterre, comme partout : mieux vaut tard que jamais, pour les élites bourgeoises françaises de l’époque ce sera : jamais ! Et, depuis, ils n’en finissent pas de chercher des circonstances atténuantes pour tenter de justifier leurs errements de l’époque.
Les autorités anglaises savait, n’avaient-ils pas signé à Munich (1938), que, sauf changement, les français allaient entrer dans le jeu hitlérien contre l’URSS. En témoignent les 1800 000 soldat français qui croyaient être libérés après la capitulation et qui furent, cordialement, par les négociateurs français, laissé, pendant cinq ans, à la disposition des nazis pour renforcer, par simple remplacement sur des poste de travail, l’appareil militaro-industriel allemand. Tout comme fût mis, au service des nazis, tout l’appareil militaro-industriel français (un des premier au monde en ce temps là) qu’il soit basé en zone libre ou en zone occupée.
En 40, la bourgeoisie française s’est couverte de honte, un point c’est tout !