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Commentaire de bluebeer

sur La guerre contre l'Iran aura lieu


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bluebeer bluebeer 23 mai 2013 19:51

Bonsoir à tous,


Quel protagoniste serait assez fou pour vouloir d’une confrontation directe sur le terrain ? Qui pourrait garantir que les conséquences n’en seraient pas apocalyptique pour lui-même ? Aucun camps ne dispose d’une arme suprême lui garantissant la victoire, et à tout prendre, attaquer les USA dont les centres névralgiques se concentrent sur les deux côtes est certainement plus simple que neutraliser ceux de deux ou trois nations dont les territoires conjugués occupent un quart des terres émergées.

Le temps joue en faveur de la Chine. Les Etats-Unis s’affaiblissent économiquement, et ils voient poindre le jour où la banqueroute économique leur fera perdre leur suprématie militaire. Nous sommes probablement dans une période de flageolement de l’empire, juste avant sa récession. Ils ne sont plus assez forts ou puissants pour attaquer une coalition sino-russe, mais ils ne veulent pas lâcher le terrain conquis de peur de s’effondrer d’un seul bloc. Car l’économie américaine ne subsiste que par la suprématie du dollar, obtenue elle même de la suprématie financière, économique, politique et militaire, et de l’appui des nations occidentales naguère dominantes sur la scène mondiale. Perdre du terrain géographique, c’est perdre du terrain politique. 

La retraite n’est pas une option. Le jour où les américains se décideront à rentrer sagement chez eux, ils devront alors céder la place aux nations émergentes et dégringoler en même temps les marches du podium où ils paradaient depuis 60 ans. Et dans la foulée, les puissantes multinationales qui noyautent la politique intérieure et extérieure de la maison blanche vont perdre leurs énormes privilèges dans le monde, et donc devoir affronter une nouvelle concurrence sans leur atout majeur : les forces armées américaines. Elles résistent donc opiniâtrement à cette perspective, bien évidemment.

De plus, les Chinois, qui possèdent un maximum d’obligations américaines et de dollars, n’ont pas intérêt à voir ce pactole s’évaporer d’un coup, à la suite d’un conflit ouvert ou d’une banqueroute brutale. Ils doivent ménager leur adversaire, le faire rentrer dans sa cage, le soumettre, mais pas chercher à l’abattre - ce qui serait de toute façon à l’heure actuelle une entreprise infiniment trop risquée.

Il est intéressant de noter également que les forces armées américaines et israéliennes, ainsi que leurs services de renseignement, semble nourrir leur propre dissidence et s’opposer de temps à autres aux initiatives de leurs dirigeants respectifs (voir par exemple, la guerre contre l’Iran qui n’a pas eu lieu voici deux ans). Enfin, il faut rappeler que la politique extérieure américaine obéit manifestement à un agenda qui sert les intérêts de l’oligarchie industrielle et financière des Etats-Unis et de l’occident en général. Mais pour motiver le peuple américain aux expéditions extérieures, ses dirigeant sont constamment obligés d’agiter l’épouvantail de la guerre à la terreur. Il n’en va nullement de même du côté de la Russie, de la Chine ou de l’Iran, où un fort sentiment nationaliste prévaut dans la conduite des affaires extérieures.

Bref, dans cette description, ce sont les Etats-Unis qui se sont exposés économiquement et militairement ; ce sont eux qui pourraient connaître une espèce de Stalingrad économique, financier et militaire, et le temps joue en faveur de leurs adversaires.

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