Quelque idées de Marx (1948)
"A
chaque étape de l’évolution que parcourait la
bourgeoisie correspondait pour elle un progrès politique.
Classe opprimée par le despotisme féodal, association
armée s’administrant elle-même dans la commune,
ici, république urbaine indépendante ; là, tiers
état taillable et corvéable de la monarchie, puis,
durant la période manufacturière. contrepoids de la
noblesse dans la monarchie féodale ou absolue, pierre
angulaire des grandes monarchies, la bourgeoisie, depuis
l’établissement de la grande industrie et du marché
mondial, s’est finalement emparée de la souveraineté
politique exclusive dans l’Etat représentatif moderne. Le
gouvernement moderne n’est qu’un comité qui gère les
affaires communes de la classe bourgeoise tout entière.
La
bourgeoisie a joué dans l’histoire un rôle éminemment
révolutionnaire.«
»Poussée
par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la
bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s’implanter partout,
exploiter partout, établir partout des relations.
Par
l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un
caractère cosmopolite à la production et à la
consommation de tous les pays. Au grand désespoir des
réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa
base nationale. Les vieilles industries nationales ont été
détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont
supplantées par de nouvelles industries, dont l’adoption
devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations
civilisées, industries qui n’emploient plus des matières
premières indigènes, mais des matières premières
venues des régions les plus lointaines, et dont les produits
se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes
les parties du globe. A la place des anciens besoins, satisfaits par
les produits nationaux, naissent des besoins nouveaux, réclamant
pour leur satisfaction les produits des contrées et des
climats les plus lointains. A la place de l’ancien isolement des
provinces et des nations se suffisant à elles-mêmes, se
développent des relations universelles, une interdépendance
universelle des nations. Et ce qui est vrai de la production
matérielle ne l’est pas moins des productions de l’esprit Les
oeuvres intellectuelles d’une nation deviennent la propriété
commune de toutes. L’étroitesse et l’exclusivisme nationaux
deviennent de jour en jour plus impossibles et de la multiplicité
des littératures nationales et locales naît une
littérature universelle.«
»Tous
les mouvements historiques ont été, jusqu’ici,
accomplis par des minorités ou au profit des minorités.
Le mouvement prolétarien est le mouvement spontané de
l’immense majorité au profit de l’immense majorité. Le
prolétariat, couche inférieure de la société
actuelle, ne peut se soulever, se redresser, sans faire sauter toute
la superstructure des couches qui constituent la société
officielle.«
»Le
communisme n’enlève à personne le pouvoir de
s’approprier des produits sociaux ; il n’ôte que le pouvoir
d’asservir à l’aide de cette appropriation le travail
d’autrui"
A part cela Marx a tort depuis 150 ans.......