A l’attention de Milla et des ânes savants quelques paroles de Nietzsche extraites de Ecce homo, ce qui évitera à certaines de dires des bêtises
« »« »Le mot « Surhomme » dont j’usais pour désigner un type d’une perfection absolue, par opposition aux hommes « modernes », aux « braves » gens, aux chrétiens et autres nihilistes, et qui, dans la bouche d’un Zarathoustra, devait donner à réfléchir, ce mot a presque toujours été employé avec une candeur parfaite au profit des valeurs dont le personnage de Zarathoustra illustre l’opposé, pour désigner le type « idéaliste » d’une race supérieure d’hommes, moitié « saints », moitié « génies »... à son sujet, d’autres ânes savants m’ont soupçonné de darwinisme ; on a même voulu retrouver à l’origine de ma création le « culte des héros » de Carlyle, « ce faux monnayeur inconscient », alors que j’avais pris un malin plaisir à n’en pas tenir compte. Quand je soufflais à quelqu’un de chercher chez les Borgia plutôt que chez les Parsifal, il n’en croyait pas ses oreilles. II faudra me pardonner de n’être pas curieux des critiques de mes livres, et surtout de celles qui paraissent dans la presse. Mes amis et mes éditeurs le savent et ne m’en parlent pas. Dans un cas particulier j’ai pu voir réunis sous mes yeux tous les péchés perpétrés par la presse au sujet d’un de mes ouvrages - Par-delà le Bien et le Mal - ; et je pourrais en conter long à ce sujet. Croirait-on que la Gazette nationale - journal prussien, je le mentionne pour renseigner mes lecteurs étrangers, - moi je ne lis que les Débats -, croirait-on . donc que la Gazette nationale a vu dans ce livre un « signe du temps », la vraie philosophie du hobereau prussien, une théorie que la Gazette de la Croix, avec un peu plus d’audace, aurait soutenue aussi !
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