C’est vrai que la solution Friot peux paraître démago, mais on peut toujours n’en adapter que 50% et laisser la moitié du salaire net à l’entreprise qui utilise le salarié. Le reste, tout le reste, restant à la charge d’une caisse qui financerait la formation (à partir de 18 ans) avec dépendance automatique du niveau de salaire, gèrerait, concrètement, l’emploi aussi longtemps (pas de limite d’age) que le travailleur serait apte et volontaire. Laquelle caisse étant alimentée par une cotise prélevée sur toutes les factures des entreprises portant sur du travail réel.
Après l’autogestion, c’est une tentative, bien plus vaste, de dépasser l’inégalité congénitale qui règle les rapports patrons-salariés. Les patrons n’emploient, alors, que les travailleurs dont ils ont besoin, ceux-ci étant, de toute façon, par ailleurs, indemnisés à 50% du net .
A ma connaissance c’est le premier projet communiste qui ne prévoit pas la suppression du patronat. Lequel se retrouve, quasiment, débarrassé des contraintes DRH, ce qui devrait l’amener à regarder ce projet avec plus de curiosité. A partir du moment ou son statut de propriétaire de la production est garanti, la domination du salarié n’est plus aussi necessaire.