@JC_Lavau
Comment passer sous silence ce qui a été un énorme coup d’état. Une énorme farce antidémocratique qui a abouti à la mort de millions de soviétiques (il suffit de voir le recul de l’espérance de vie).
Car les peuples soviétiques se sont prononcés par référendum à plus de 70% pour l’URSS. qui a été dissoute.
Ce qui est rigolo c’est que ce très long article passe sous silence l’attaque - à l’arme lourde - de Eltsine contre le parlement soviétique.
Démocrate mais pas trop. Il s’agit bel et bien ici de révisionnisme passant sous silence les faits pour faire du storietelling.
"Eltsine annonce la dissolution
du Congrès le 21 septembre, ce qui n’est pas permis par la constitution
de 1978, invoquant pour sa légitimité le résultat favorable du vote de confiance lors du référendum d’avril 1993. Le parlement riposte en annonçant que Boris Eltsine est démis de ses fonctions, et en installant le vice-président Alexandre Routskoï
comme président intérimaire. Après dix jours d’émeutes meurtrières dans
les rues de Moscou, le parlement est mis au pas avec l’aide de l’armée,
qui assiège et envahit la Maison blanche le 4 octobre 1993. 10 chars sont déployés devant la Maison blanche afin de neutraliser les tireurs d’élite tandis que les forces spéciales ALFA et Vympel pénètrent dans le bâtiment.«
Ce deuxième coup d’état de Eltsine sous les applaudissement de la presse occidentale fera plus de 2000 morts. Dans la foulée, Eltsine interdit les partis d’opposition.
Dans le même temps, la mafia s’empare du pays et les oligarques volent de leurs biens publics les soviétiques. C’est cela qu’encense l’auteur. Le capitalisme, c’est le vol, c’est la dictature, c’est la mafia
C’est pas la pravda qui le dit mais le très à droite journal l’express, en 1993 :
»
Une image, une seule, restera dans les
livres d’histoire et les vidéothèques. Celle de chars T 72 tirant des
obus sur un bâtiment neuf, immaculé, au coeur de Moscou. Incroyable
spectacle : au bord de la Moskova, sous un soleil radieux, devant une
foule de Moscovites, imprudents et graves, la « Maison-Blanche », siège du
Parlement de Russie, est méthodiquement pilonnée et partiellement
incendiée par des tanks et des mitrailleuses lourdes de l’armée
régulière russe, sur ordre de son chef suprême, le président
Boris Eltsine
"
ivorce criant entre deux Russie. Celle qui
a admis les exigences de la liberté, qui s’initie aux lois du marché,
qui goûte le plaisir de consommer, même chichement. Regrettant, bien
sûr, que d’anciens communistes, plus malins que d’autres, aient
confisqué les premiers bénéfices de la privatisation du pays ; ou que le
taux de criminalité, à Moscou, soit en passe de rattraper celui des
grandes métropoles occidentales. Mais vouant le communisme aux gémonies.
Cette Russie-là est urbaine, intellectuelle, élitiste, européenne,
entreprenante et, hélas ! minoritaire. L’autre n’est pas sortie indemne
du désastre totalitaire. Habituée à la sécurité de l’emploi, à la
complète emprise de l’Etat sur la vie quotidienne de chacun, à
l’irresponsabilité érigée en système, cette frange de la société est
frustrée, perdue, malheureuse. Ayant perdu tout repère, ne croyant plus
en rien, prête à s’offrir aux marchands d’illusions. Le programme du
leader néocommuniste Guennadi Ziouganov, l’un des nostalgiques du passé,
mentionne ainsi, sans douter de rien, « la reconstitution de l’URSS » !
"