Quand j’étais minot, les « bons » livres autorisés expliquaient qu’être passés au cours de l’Histoire de plusieurs dieux à un seul dieu, c’était un vachedé progrès. Mais ils défaillaient à expliquer que passer d’un seul dieu à zéro dieu, c’était un progrès au moins aussi appréciable. Ils étaient infoutus à penser l’animisme, et à sortir de l’animisme.
Le premier auteur à nous expliquer en détail l’animisme et son emprise tenace sur nos traditions mentales fut Jacques Monod, dans « Le hasard et la nécessité ».
Aussi longtemps qu’on traite de comprendre, prévoir, modéliser, traquer ou éviter d’autres animaux, la projection animiste fait bien l’affaire. Echec cuisant pour comprendre les orages, la météo, les montagnes, la mer, le Soleil... Tout le reste, en somme.
Au long de l’évolution technologique du Néolithique, et de la révolution démographique et politique qui s’ensuivait, les nouveaux princes, le clergé et les artisans ont rusé : ils ont appris ce qu’il fallait d’astronomie, de météo, d’hydraulique, de chimie des métaux et des céramiques... Mais les princes avaient besoin des clergés pour faire la guerre, et maintenir leurs peuples sous domestication. Ainsi l’animisme a persisté jusqu’à nos jours, pour les besoins des politiques, et par la pesanteur interne des clergés, préoccupés de maintenir leurs privilèges.
Quelques innovations mineures : à présent c’est à vous faire croire à une déesse Gaïa et à ses colères, à un « Réchauffement Climatique Anthropique » miraculeusement médié par le méchant dioxyde de carbone, à une « acidification des océans » non moins miraculeusement médiée par le même méchant dioxyde de carbone que sont occupés les nouveaux clergés aux ordres des oligarques. Moyennant de scandaleux privilèges dans la carrière académique et pseudo-scientifique, des membres du dit clergé, achetés et payés pour mentir aux peuples.
Comme tous ceux qui l’ont précédé, ce clergé ment comme un congrès d’arracheurs de dents, ou de psychanalystes freudiens (ou lacaniens). Comme tous les autres, il échoue dans toutes ses prophéties, invariablement démenties par les faits.
Il y aurait largement de quoi s’interroger sur la structure des délires animistes, et les délires collectifs dans la pensée de meute (group-think) de ces clergés qui persistent à vous vendre des dieux.
Naturellement ni Dugué ni les auteurs qu’il vous vante, ne font ce travail d’analyse et de critique : Comme les Bogues damnées, lui aussi veut tirer ses revenus de ce genre d’escroquerie...