Un peu comme ces pays - régions qui, dans les
temps anciens, fournissaient des mercenaires aux armées du roi, la France joue
dorénavant les supplétifs, la dernière manifestation de fierté remonte au
flamboyant discours de Villepin à l’ONU pour dénoncer les manigances américaines en
Irak.
Sans probablement le savoir, il tenait la France éloignée d’un engrenage
dans lequel Sarkozy et Hollande n’ont de cesse depuis de vouloir l’entraîner, avec une
mention spéciale dans la sottise au maquignon des « Républicains »
qui a réussi avec son compère Cameron à semer un splendide chaos en Libye.
Passons sur la lucidité rapportée de
Mitterrand, il était loin d’être le seul à voir ce qui se profilait et, à part dédicacer un peu de sa réflexion à établir ce diagnostic, on ne peut pas dire non plus qu’il ait utilisé ses
faibles forces à s’opposer à cette entreprise inédite de colonisation.
L’épisode grec a confirmé que la France était surtout forte de sa rhétorique propre à masquer sa faiblesse et qu’elle mettait beaucoup de zèle à
confondre expédients nécessairement aléatoires ( auréolé seulement de leur paternité germanique ) avec mesures de salut public...
Un peu comme les courbes de l’évolution du chômage qui se confondent avec la descente aux enfers tout en pointant en trompe-l’œil vers le paradis.
Si l’on fait abstraction des discours
enflammés pour trouver d’introuvables qualités aux putschistes de la place
Maidan, lesquels ont d’autant mieux raison que les Russes ont nécessairement
tort, et si on se penche un peu sérieusement sur toute cette affaire ukrainienne, on ne pourra échapper au soupçon qu’il s’agit d’un complot monté de toutes pièces par Washington
avec l’aide de son cheval de Troie en Europe, l’Allemagne, aux seules fins de contrarier
les Russes.
Et les sanctions sont calibrées pour n’avoir guère d’impact sur l’économie US - et encore leurs agences commerciales maîtrisent-elles
suffisamment le double langage et les circuits parallèles pour emprunter des chemins
de traverse interdits aux nigauds.
Que des dégâts collatéraux touchent d’autres pays
producteurs agricoles comme la France n’est au demeurant qu’un petit bonus programmé, rien que du
bonheur à terme pour les multinationales de l’agro-alimentaire.