On doit certes se méfier des bons sentiments mais on
n’assoit pas non plus une poltique sur l’extension des droits de l’homme dans
le monde quand on est confrontés chez soi à l’énormes difficultés à la traduire
dans les faits.
Et on ne fait pas non plus constamment appel à la raison
pour justifier le déraisonnable surtout quand la raison commande de se préparer
à l’inéluctable : les grands mouvements de population dus aux changements
climatiques.
On ne fait pas non plus semblant de découvrir le fil à couper le beurre quand
nous sommes tous issus de ces phénomènes migratoires qui ont déjà eu lieu dans le passé.
Accordons à Madame Merkel le bénéfice de la compassion ( les
Grecs n’y ont pas eu droit mais peut-être en étaient-ils indignes ? ) mais
accordons-lui surtout d’avoir une vision prospective de l’avenir de l’Allemagne
en accueillant cette « chair fraîche » qui va aller meubler ses
centres de formation, fournir à son industrie les bras qui lui manquent et
offrir à l’avenir germanique les
enfants « mercenaires » que la nation germanique ne produit plus.
Grâce à cette main d’oeuvre providentielle ( qu’elle n’a
rien fait pour attirer, car elle n’est pas responsable du foutoir introduit au
Moyen-Orient et accentué par
l’initiative libyenne du plus sot président que la France ait appelé à sa
direction ) Madame Merkel pourra encore un peu plus écraser de sa puissance le
reste de l’Europe.
Il est d’ailleurs symptomatique et très désobligeant pour la
patrie des Droits de l’Homme que les immigrés n’aient aucune appétence ( mais à
qui la faute ?) pour le sol français et
ne pensent qu’à une chose : se tailler le plus vite possible hors de ses
frontières comme s’ils avaient avant tout le monde la préscience du déclin de
notre pays.
Ainsi les hordes migratoires qui, selon le Front National et
ses disciples, submergent le territoire le font par passage obligé pour mieux
s’en retirer ; ils ne se sentent aucun avenir dans un pays qui doute de lui-même
depuis maintenant quarante ans, qui n’a plus aucune pensée politique qui ne
soit d’importation, qui passe du keynésianime aux doctrines de Milton Friedman
avec une inconstance qui conduit à l’état désastreux dans lequel se trouve le
pays. Toujours à choche-pied et jamais ferme sur ses appuis.
On parle souvent d’immigration du sud vers le nord, quand
donc viendra sur le tapis ce qui nous attend dans un avenir plus ou moins
proche ( parfois la marche de l’histoire s’accélère ) : l’émigration vers les
pays du Sud ?
Parce que nous manquons de matières premières et que la
logique du capitalisme industriel pousse à l’intégration de la production près
des sites d’extraction et que notre seule richesse l’agriculture maintenant mécanisée n’est plus pourvoyeuse de main d’oeuvre..
Tout doucement le renversement est en train de s’opérer et
les terres qui meurent dans le Centre de la France ( où par parenthèse des
immigrés seraient bienvenus pour apporter un surcroît de population et
d’activités ) et les déserts industriels qui se multiplient et où, seules, les
subventions publiques favorisent directement ou indirectement un semblant résiduel d’activités, sont tous ces signes avant-coureurs d’une évolution que l’on ne contrarie
pas avec un pathétique repli sur soi.