Sarkozy était depuis longtemps entré en zone de turbulences, son
retour est loin d’avoir été triomphant , peu de maréchaux se sont ralliés à lui,
mais beaucoup de bras cassés dont la plus amochée, la Morano, complètement à
l’ouest et qui devenait encombrante.
Par ses interventions intempestives autant que sottes chez
Ruquier, elle lui a fourni sur un plateau d’argent l’occasion de se refaire une
virginité, non que ses idées lui déplussent particulièrement, il s’est
plus souvent fait l’écho du café du commerce que de l’académie mais son absence
de discernement dans l’expression devenait nuisible à sa volonté de remettre la
balle au centre.
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Elle ajoutait grave, comme on dit maintenant, à la
déconsidération dont il restait durablement l’objet dans l’opinion alors il
déleste le ballon pour prendre un peu de hauteur.
La xénophobie est une position délicate qui réclame
d’être maniée avec précaution, restrictions mentales, bref avec subtilité, et
non avec des gros sabots même si, comme les tonneaux vides, ce sont eux qui
font le plus de bruit.
Il y a derrière les dérapages pathétiques d’une Morano la
recherche du buzz pour exister quand elle n’a rien d’autre à offrir que son
regard inexpressif un peu bovin : les
gens ne s’embarrassent pas en général
de nuances mais ils font parfois des manières et apprécient les limites
à la déconnade.
Onfray a également fait le buzz chez ce même Ruquier en
caressant négligemment les mêmes thèmes et bien malin qui pourrait extraire la
substantifique moelle de son passage remarqué : la preuve chez cet Onfray-là,
de l’extrême droite à la Gauche, chacun trouve pitance à sa convenance
Personne n’a jamais fait grand cas de Morano, sauf Guy Carlier
dans un moment de désespoir, de déréliction sentimentale ou de désarroi
intellectuel qui lui tressa un curieux hommage en forme d’hagiographie.
Venue de nulle part, bête à bouffer du foin, son ascension fut
une divine surprise, sauf peut-être pour elle qui ne doute de rien et ose tout
et s’apprête même à dézinguer Sarkozy.
Que n’eût-elle la carrure pour réaliser
cette attrayante perspective !
Sa chute n’est jamais que la
conséquence d’une absence d’envergure qui confine au crétinisme.
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