Pour avoir été
dans ma vie professionnelle un acteur dans ce domaine en tant que
donneur d’ordre, je peux confirmer que malheureusement la rentabilité
des entreprises ( en l’occurrence les transports dont je m’occupais
concernaient des produits sidérurgiques où Dentressangle
n’apparaissait pas sinon par filiales interposées ) est directement
affectée par les coûts de transport et que les entreprises en
charge de l’acheminement des marchandises sont contraintes de se
plier aux exigences de ceux qui tiennent le marteau, ce qui aboutit
en fin de compte à ce que la survie des entreprises de transport
dépend de la capacité des donneurs d’ordre à ne pas étrangler
pour un bénéfice immédiat leurs sous-traitants.
N’oublions pas non
plus que les donneurs d’ordre sont eux-mêmes tenus à une
obligation de résultats.
Le seul poste sur lequel un
transporteur peut donc agir est malheureusement pour ceux qui sont
les victimes de cette politique le seul coût salarial.
Dès la
fin de l’URSS les entreprises de transports germaniques ont saisi
toute l’opportunité qu’il y avait à installer des filiales dans les
pays de l’Est qui, avec la libéralisation du marché ouvrait au
cabotage un marché autrefois captif pour les entreprises nationales.
Pour autant qu’il
respecte la législation européenne sur les temps de repos
obligatoires, sécurité oblige, un transporteur étranger peut
intervenir sur le marché intérieur …
Ceci étant, si l’on
fait abstraction du côté moral qui prête à discussion , je ne
vois pas bien ce que l’on peut reprocher aux Transports Dentressangle
( passé sous pavillon américain ) en référence à la législation
européenne actuelle à laquelle la Commission européenne tente
d’apporter des modifications qui seront de toute manière difficiles
à obtenir des états qui bénéficient du système.