@Agafia
Bonjour, content de vous trouver à cette page. Je vous rejoint 5 sur 5 ; le vrai écrivain, c’est pas forcément celui qui publie, mais celui avant tout qui écrit, qui vit cela comme une nécessité, et se fout s’il sera publié, une fois qu’il a compris très jeune que cette affaire ne sera jamais de son ressort, ou alors qu’il lui faudra un réseau, développer une énergie aussi énorme que celle d’un politique tentant de se faire élire...
On peut faire le parallèle entre les deux domaines, jusqu’au talent nécessaire, mais pas indispensable pour faire vivre son petit commerce, l’important étant de saisir la démagogie des temps et de savoir surfer sur son arrivisme, en enfonçant la tête sous l’eau de ceux qui tentent ensuite de vous concurrencer.
Surtout n’en dégager aucun dépit, et jouer au poète maudit, étant donné que le meilleur moment est disponible à tous : Créer des empires qui se font et se défont, naissant d’un crayon et d’une feuille qu’on noircit ; se surprendre à exprimer ce qu’on avait pas envisagé au départ, par la magie de curieuses fractales et associations.
Le monde de la création est une fin en soi, pas un moyen. Au delà nous rentrons dans le domaine de la vanité, et des miroirs à deux sous,où certains gogos finissent par tomber dans les abîmes et les trompe l’œil qu’ils n’ont pas su voir.