@Fabienm
Suggériez vous que l’immense Jean D’ormesson ne mériterait pas de figurer dans la plaiade, à coté de Tolstoï et d’Hugo ?....Il est certain que si les œuvres en question étaient lues pour elles mêmes, indépendant de leur auteur, peu assureraient les rentrées d’argent que la seule impression du nom d’un auteur connu, suffi à assurer, auprès d’un public de convertis..... C’est un peu comme dans le domaine de la chanson de variété : Un succès obtenu dans les années 50, suffit à garantir la pérennité du succès à un « Antoine » par exemple, qui avec ses « élucubrations », et ses lunettes « atoll » pu mener sa vie en bateau de croisière vers les îles qui enivrent, si l’on peut dire ainsi......
De Foenkinos que je ne connaissais pas, j’ai lu sa biographie de Charlotte Salomon ; bien écrit, agrémentée des œuvres de Charlotte, mais le sujet est un filon où il suffit d’ouvrir la main pour que l’or coule entre les doigts...
En tout cas quelques auteurs en ont marre parfois du succès, il faut le préciser, il faut leur rendre hommage. Ils en ont marre de poser n’importe quelle merde sur le bureau de l’éditeur, et que celui ci soit publié sans même pratiquement passer par un comité de lecture, au seul mérite de leur nom. C’est ainsi que Romain Gary par exemple voulut vérifier ce qu’il valait et changea de nom en Maurice Ajar...Il dut tout de même se résigner à utiliser des appuis incognito pour pousser dans le dos le jeune écrivain qu’il voulait redevenir, au vu des refus polis.....
J’ai lu dernièrement aussi ce formidable essai qui date un peu de Viviane Forrester sur Van Gogh : « L’enterrement dans les blés »..Pas sans penser d’ailleurs à Charlotte en le lisant...« Familles je vous hais.... ».... Les deux sont tenus par une nécessite intérieure pour créer. Mais ce Vincent en tout cas n’était visiblement pas fait pour le succès. On découvre qu’il se suicide en fait au moment où il commence à être connu. Pour lui les blés sont mûrs. Ils ne seront jamais coupés.