Le titre par contre pose problème, et est assez incompréhensible. Qu’est ce qu’ll prétend dire ?...Les mémoires devraient elles s’opposer, en est il de plus nobles et légitimes que d’autres...La mémoire des fours, comme vous le dites, a été en fait occulté en grande partie, juste pendant longtemps vu comme un détail de l’ensemble, comme disait Le pen de façon nauséeuse. Et les rescapés eux mêmes n’avaient pas envie de mettre en avant leur histoire, comme après chaque tragédie....Il faut du temps et lever les clichés, les interdits, pour qu’au delà des passions l’objectivité ramène les faits, et les mette en perspective....En 45, et aussi en 62 l’urgence était à la survie, pas à l’introspection et la victimisation. ....
L’histoire se répété follement en tout cas : Les chrétiens d’orient ont pris maintenant la place au moyen orient que les juifs avaient en Europe : Stigmatisation, menaces, interdiction de postuler à certains postes. Nos démocraties accommodant avec les bourreaux, pour ne pas dire plus. Le pétrole n’a pas d’odeur, au pays des monarchies du golf...
Si l’on veut bien prendre un peu de hauteur par rapport à son peuple, son pays, on s’aperçoit que les mêmes phénomènes se répètent sans cesse. Les victimes d’hier se transformant parfois en bourreaux, en tout cas jouant des partitions similaires....
Sur l’Algérie, j’ai lu en tout cas un superbe livre : Meursault contre enquète, de Kamel Daoud. Un type qui irrite, qui livre là un bouquin complexe, un regard décalé et mordant sur l’évolution de la société algérienne, brodé sur le thème du bouquin de camus, l’étranger. Mais coté arabe, celui qui n’a pas de nom, et dont l’histoire évolue par le jeu des regards croisés, et introspectifs, à contre courant des vérités officielles