Remarque intéressante relevée dans cet article :
- ’ que des personnes rassemblées cherchent plus à se nuire qu’à unir leurs réflexions est une banalité. ’
Plutôt que de seulement s’en désoler, cette prise de conscience peut aider à en explorer constructivement une autre ; probablement plus susceptible de permettre quelque efficience :
“Si ... on s’abuse aujourd’hui, c’est en espérant trop de connaissances de l’individu et trop de synthèse de la société.” - citation de de J. Robert Oppenheimer
En effet, le phénomène d’émergence, (qui permet à une réunion d’individus de disposer de propriétés qui n’auraient été accessibles à aucun des individu isolé) ne nécessite pas que chaque individu dispose de capacités extra-ordinaires. ( On peut approcher une intuition de cette idée en visualisant, par exemple, des graphiques dynamiques issus d’études sur la ’’fourmi de langton’ cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Fourmi_de_Langton)
Je pencherais pour l’idée que ce importe d’abord, pour rendre possible par le nombre, l’émergence de capacités nouvelles fructueuses, c’est d’abord qu’il puisse y avoir nombre !
i e : que ce qui se ressemble présente des différences est certes souhaitable (cf théorème du jury de Condorcet ), mais pour que cela forme un ensemble doté d’une cohésion suffisante pour une communication intelligible entre ses individus, encore faut-il que ces individus ne deviennent pas trop disparates entre eux.
Impératif qui s’était traduit, lors de la révolution de 1848, par ces mots de Anne-Cécile Robert :
’Nul n’a droit au superflu tant que chacun n’a pas le nécessaire.’