A l’auteur.
Je me suis sans doute mal exprimé car je ne vois pas où je fais l’apologie du terrorisme. Peut-être la définition du mot mercenaire vous échappe-t-elle ? ce sont soit des troupes supplétives d’une armée régulière et parfaitement identifiées comme telles (par exemple, les mercenaires suisses défaits à Marignan, en Italie, par les troupes françaises en 1515), soit dans le monde actuel des troupes agissant sous faux drapeau pour le compte de commanditaires cachés (au grand public par média interposés, puisque le faux drapeau est rapidement découvert par ceux qui se donne la peine de réfléchir 5 minutes en général). Donc, sans que ce soit du second degré, mais bien au premier degré, ces mercenaires quand ils proviennent d’Europe et lorsqu’ils sont équipés et formés par des cadres gouvernementaux occidentaux, dont le gouvernement français, lorsqu’ils affrontent la défaite, soit il font l’objet d’un abandon pur et simple (perte de guerre), soit ils font l’objet d’un rapatriement (réemploi à d’autres tâches). Et précisément, Macron parle bien de rapatriement dans ce sens, sinon, en tant que président en charge de la sécurité de la population, si nos gouvernements étaient parfaitement étrangers à ce qui se passe en Syrie, il ne lui viendrait même pas à l’idée de faire revenir ces tueurs sur le sol national, ne pensez-vous pas ?
Ne me dites pas, par contre, que vous êtes naïf au point de croire que la guerre en Syrie est le fruit d’une génération spontanée et que des milliers de mercenaires suréquipés en armes lourdes et stipendiés a germé dans le désert par l’opération du Saint-Esprit, non ? Et qu’un ministre des affaires étrangères françaises ait apporté au grand jour son soutien à ces tueurs qui égorgeaient alors hommes, femmes et enfants à Alep ne vous aurait pas mis la puce à l’oreille ?