Le
carnaval ayant disparu a peu près partout alors qu’il était
monnaie courante au Moyen-âge dans le moindre petit village, en tout
cas dans les régions du nord de la Loire, il bénéficie là
où la tradition s’est maintenue du charme de l’insolite.
Subsistent
Dunkerque ( Nice c’est tout de même autre chose dans l’esprit,
c’est un corso fleuri qui se rapproche par ses thématiques du
carnaval de San Remo ) et quelques villes en Belgique francophone et dans la partie germanophone du royaume ou
encore Alost en Flandre qui est celui qui est le plus ressemblant à
celui de Dunkerque.
Le
quidam s’amuse en même temps qu’il savoure l’originalité,
l’inventivité que chaque confrérie met dans la confection de ses
déguisements et de ses chars.
Et
la preuve que c’est un divertissement apprécié, des gens viennent
parfois de loin pour assister ou participer à la liesse populaire.
C’est
sans doute cette liesse qui énerve certains esprits chagrins
ou d’autres soi-disant engagés mais en mal de reconnaissance
médiatique qui tirent prétexte de certaines animations pour exister
médiatiquement : ils se prétendent portés par leur communauté
alors qu’en fait ils ne représentent qu’eux-mêmes.
Ce
n’est pas la première fois que le groupe des Noirs participe à la
fête alors pourquoi cette controverse vite éteinte d’ailleurs tant
elle est inepte.
A
Dunkerque, c’est la ville tout entière qui participe aux
festivités rejointe par les habitants des alentours et de
Belgique.
C’est le seul moment de communion entre les classes
et les différentes communautés exogènes ne
sont pas exclues des réjouissances populaires.
Il serait pourtant possible avec un
peu de bonne volonté de faire revivre ces traditions comme le
carnaval de Venise qui avait disparu et que quelques nostalgiques ont
rétabli dans les années 70 du défunt siècle avec l’aide
d’édiles communaux compréhensifs.
Pourquoi
ce qui fut possible à Venise avec la résurrection du carnaval qui
attire maintenant des touristes du monde entier ne le serait pas dans
des villes de France ?
Des régions entières l’ont maintenue
en Allemagne dans la vallée rhénane notamment alors que dans
d’autres parties de l’Allemagne, ça n’existe pas.
Là-bas
il semblerait que le carnaval soit surtout resté vivace dans les
régions catholiques et qu’il eût été banni dans les régions protestantes.