Vous avez l’air de
poser comme axiome que le Droit doit s’adapter au profil de celui
dont on fait le procès.
Ce n’est alors
plus du Droit mais un ensemble de directives dictatoriales et nous ne
sommes pas encore de ce côté-ci de l’Europe dans des états qui piétinent le Droit.
C’est ce que le verdict a démontré :
on n’embastille pas les gens sur des ressentis mais sur des
évidences.
Jawad, je suppose
que vous évoquez le marchand de sommeil qui a loué contre argent
une piaule probablement insalubre aux salauds idiots qui ont commis
les attentats au nom d’ailleurs d’une religion dont ils ne
connaissent même pas les bases élémentaires, Jawad donc est un
imbécile fini, détaillant occasionnel de drogue et qui parfois ne crache pas sur les délices procurés par l’alcool, bref il est loin d’être le Musulman
exemplaire selon les dogmes.
La Justice n’a pas su prouver
qu’il savait qui il hébergeait par appât du gain même si, je le reconnais, c’est
difficile à concevoir.
Le bonhomme est un
crétin parfait et un crétin parfois ça passe à côté
d’événements qui bouleversent tout le monde et, si ça en a
entendu parler, parce que c’est con, ça n’établit pas
nécessairement la connexion entre ceux qui ont eu besoin d’être
hébergés et les malfaisants assassins que recherchait la police et
dont elle a eu aussi la trace grâce à la dénonciation d’une personne
apparentée à une des terroristes potentielles.
A moins que le
bonhomme ne fût un comédien de haute stature qui jouerait les cons
débiles avec des accents de vérité exceptionnels, auquel cas il
doit en répondre avec sa propre conscience, rien en droit ne permet à un juge de condamner quelqu’un sur sa mauvaise mine.
Je regrette que le
personnage continue à polluer notre environnement mais il ne peut
être poursuivi à cause de mes états d’âme ou des vôtres..