Celle qui aura
l’honneur de représenter Jeanne d’Arc aux fêtes johanniques d’Orléans
n’est, semble-t-il, pas digne aux yeux des sots de cette fonction
en raison de ses origines peu orthodoxes.
Ces fêtes ne sont
tout de même que du folklore certes appréciable et apprécié mais
aussi un peu (beaucoup ) commercial et qui ne mériterait pas de venir polluer le paysage médiatico-politique.
Ces festivités n’ont dès
lors pas à se conformer à une certaine vérité historique en tout
cas telle que l’imaginent ceux qui ne voudraient pas non plus la voir
sous les traits rustiques que Jeanne avait à l’époque.
Est-ce à dire que la pucelle aurait dû être représentée idéalement par
une petite Lorraine courtaude, aux traits massifs, avec des bras et
des jambes de bûcheron et une face un peu lunaire, rougeaude et
fleurant bon la santé ravigotée par ces étendues battues par les
vents mauvais du Nord et de l’Est.
De toutes les
actrices, dont je me souviens, qui ont tenu le rôle au cinéma, depuis
la suédoise Ingrid Bergman en passant par une autre originaire de ces régions
nordiques, Jean Seberg, en passant par une slave comme Milla Jovovich,
aucune n’avait pourtant les caractéristiques raciales appropriées pour
correspondre à la vérité historique.
Ceux qui déversent
leurs déjections sur la demoiselle métisse en question ne sont que des
imbéciles qui démontrent à quel point ils sont, eux, le reflet
indiscutable du déclin de cette France qu’ils prétendent aimer et
dont ils ne sont que la lie.