J’avais 34 ans en 1968
Je n’ai connu à St Etienne dans la Loire que des actions
pacifiques, lycées publics occupés, souvent par les professeurs syndiqués. Le
privé ne faisait pas grève. Je n’ai jamsiis compris pourquoi.
Le phénomène 68 s’est répandu tres vite (le transistor je
pense), pour être au cpourant il fallait écouter sa radio et aller aux AG.
Des jeunes se sont affirmés en prenant la parole en public.
Il y a eu des professeurs démagogues, - une minorité..
L’été 69 je m’occupais des rencontres internationales de
jeunes en AVIGNON (1000 jeunes, 60 encadrants). Travail avec Jean Villard du
TNP, et Béjart qui créait à Avignon « messe pour le temps présent ».
Ceux qui professaient l’idée qu’il est désormais interdit d’interdire ont tenté d’interdire, d’empêcher les
réunions, rencontres avec acteurs et danseurs,
et même le sepectacle révolutionnaire de Messe pour le temps présent
…Ils considéraient que ceux qui voulaient simplement être libres de voir,
d’entendre, de participer, ne devaient pas être libres de le faire. Nous étions
en nombre aux Rencontres et avons contribué à tout sauver…de ce que des gens
venus de Paris appelaient « bourgeois ». Nous étions pourta,nt en
plein dans la culture populaire
L’éauipe Béjart riposta en ajoutant un spectacle de rue vers
le Pont d »Avignon, avec des
extraits du Sacre du printemps et de Messe
Le souvenir que j’ai de 68 est celui d’une utile remise en
question générale, en même temps que celui du triomphe de la Raison. Le monde ouvrier a
renvoyé les étudiants qui voulaient les « évangéliser » à leurs
études, dont ils avaient bien besoin.