@Aristide
vous avez raison, il faut supprimer les places de stationnement réservées car peu de handicapés conduisent, il faut aussi supprimer l’accessibilité des bus car peu de handicapés les utilisent. Concernant ce dernier exemple nous avions conduit une étude rapide qui montrait que la majorité des bénéficiaires de cette accessibilité des bus étaient des personnes âgées avec ou sans leur cadi, des mères avec leur poussette, des voyageurs avec leur valise. Pendant 7 ans j’ai pris au moins deux fois par semaine le bus 94 à la gare Montparnasse et jamais je n’ai vu un « handicapé » par contre quel bonheur pour les voyageurs avec leur valise.
vous avez raison peu seront loués ou achetés par des handicapés, mais combien de valides deviendront handicapés du simple fait de leur vieillissement, sans compter les maladies et les accidents ?
la Convention de l’ONU signée par la France, qui reprend le concept dans la loi de 2005, parle d’accessibilité universelle. Une accessibilité qui profite à tous. La position de la Loi ELAN est discriminatoire comme l’est la pratique de l’accessibilité en France. Par exemple je suis allé à la Mison du Tourisme à Poitiers où l’entrée est accessible mais une fois dans l’entrée le visiteur doit franchir une marche qui aurait facilement être remplacée par une rampe…
au-delà du handicap, pensez-vous que ce serait inintelligent que de proposer des appartement avec des toilettes et une salle de bain d’une surface supérieur à ce qu’on rencontre aujourd’hui ? Pensez-vous qu’au moins une chambre de 12m² serait déraisonnable ?
mais après tout puisque les handicapés sont si peu nombreux pourquoi ne pas revenir à des politiques anciennes et les confinés dans des hospices. A ces époques on niait même qu’ils puissent être humains, si bien que pendant la 2ème guerre mondiale, en France, on a laissé mourir de faim des dizaines de milliers de malades dans les hôpitaux psychiatriques.
mais on préfère, en France en particulier, soigner le porte-monnaie des promoteurs que de tenter d’améliorer le bien être des gens. Et, là, j’aurais pu multiplier les exemples autres que ceux concernant les handicapés. D’ailleurs c’est curieux que vous vous soyez attaché à cet exemple et pas à celui des CP dédoublés ; seriez-vous de ceux qui s’arrêtent voire se stationnent sur les places réservés aux handicapés ?
enfin, ma vie associative débutée à 13 ans et qui atteint aujourd’hui les 53 ans, attestera que je n’ai rien, dans mon fonctionnement mental, d’un technocrate. Vous ne pouviez pas mieux m’insulter.