Extraits de mon propre livre :
"Dans les textes hébraïques il n’est
même pas fait mention des femmes du produit de ce qui fut la
première GPA de l’histoire, hormis un texte tardif vraisemblablement
écrit sous la pressions des musulmans ; d’ailleurs il
semblerait que le nom même d’Ismaël ait été oublié dans la
culture arabe... jusqu’à ce que l’autre pingouin décide d’en faire
un aïeul, sans aucun doute afin que son bobard s’appuie sur une lignée
d’élus (alors que non en réalité, Ismaël étant un bâtard)
Dans la Genèse, Ismaël est néanmoins
béni de Dieu qui lui promet une multiplication à l’infini – voilà
pour la mauvaise nouvelle... - même si l’Alliance est appelée à se
poursuivre avec le cadet, le légitime Isaac. Dieu, qui ne dit pas
toujours des conneries - il en fait aussi – aurait dit qu’Ismaël
formera une grande nation. Toutefois « l’enfant unique »
d’Abraham, que ce soit pour les hébreux comme pour les chrétiens,
est sans aucun doute possible Isaac. Quand Abraham est mis à
l’épreuve du sacrifice de son fils, le récit biblique est sans
ambiguïté : il s’agit d’Isaac.
« Me voici. » Il dit :
"prends donc ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Is’ hac,
va pour toi en terre de Mont Moriah, là, monte-le en montée."
Genèse 22-2.
(...)
Vous connaissez la suite : Abraham
est à deux doigts de trucider son petiot quand soudainement IHVH
Adonaï intervient. Abraham ayant relevé le
challenge comme on dirait aujourd’hui - il craint Dieu, il l’a
écouté et était bien prêt à aller jusqu’à sacrifier son enfant
unique... chapeau l’artiste - il touche alors le gros lot :
l’Alliance, rien que ça. Le p’tit plus c’est le sauvetage in
extremis du fiston à un cheveu de terminer comme une des victimes de
Daesh. Et comme il eût été ballot que toute cette logistique ne
servit à rien, c’est un bélier qui traînait ses sabots dans le
coin et qui se coinça connement dans un fourré non loin du bûcher
qui y passa à la place d’Isaac. Tout est bien qui finit bien... sauf
pour le bélier, m’enfin l’avait qu’à faire gaffe où il traînait
ses guêtres... Passons sur toute la symbolique profonde de cet
épisode qui échappe aux corannistes et qui n’est pas le sujet ici.
Oui mais voilà... cette histoire ne
fut pas au goût de sa seigneurie - en réalité pas vraiment de
lui-même... - et si nous faisons cette digression c’est pour bien
que vous saisissiez l’imposture – une de plus - suivante :
dans le coran, l’enfant unique lors de cet épisode de la mise à
l’épreuve d’Abraham est... Ismaël.
On entend d’ici les spécialistes
s’offusquer et ils ont raison. Le coran ne le précise pas donc pour
être précis – contrairement au coran donc... - il parle de
l’arrivée d’un « enfant longanime ». Mais dans les traductions de cette
sourate, piratée comme le reste, l’on trouve souvent accolé à
cette expression sibylline entre parenthèse le nom d’Ismaël.
En réalité les grands experts en
« science » islamique ne sont, comme toujours, pas
d’accord. At-Tabari, qui pour eux n’est pas des moindres, pense que
c’est Isaac... mais n’est pas sûr de son coup : « Quant
à la personne qui fut immolée, on n’est pas d’accord sur ce
point. Suivant les uns ce fut Ismaël qu’Abraham offrit en
sacrifice, et suivant les autres ce fut Isaac. Or nous avons deux
traditions, qui viennent à l’appui de ces deux opinions
différentes » (2003 : 88) ».
Du reste la sourate 71
annonce l’arrivée de cet enfant : « Sa femme était
debout, et elle rit alors ; Nous lui annonçâmes donc (la naissance
d’) Ishaq (Isaac), et après Ishaq (Isaac), Ya’qub (Jacob). »
Ibn Kathîr, prétend
que l’avis de son collègue est erroné s’appuyant sur un autre
verset et plus précisément son découpage grammatical. Après
l’annonce de l’arrivée du « fils longanime" d’abord
cité (v 101), Isaac est ensuite expressément nommé (v 112) et donc il en déduit que le « fils longanime » est
un autre qu’Isaac... et donc Ismaël.
L’autre explication récurrente qui
circule est qu’en réalité cette partie de la Bible aurait été
modifiée en intégrant un commentaire. C’est une constante :
les musulmans adorent recourir à cet artifice pour justifier leurs
bidouillages tardifs. En clair, c’est la Bible
elle-même qui serait erronée : soit le nom d’Isaac aurait été
ajouté, soit c’est le mot « unique » qui l’aurait été.
Ils s’appuient également sur le fait qu’Isaac n’a jamais été
« enfant unique » faisant fi du sens imagé de
l’expression - ah bah quand ça ne les arrange pas, ils bricolent -
puisque qu’étant le cadet d’Ismaël. Ils s’appuient également sur
la brouille entre Sarah et Abraham et le fait que ce dernier a bien
reconnu en Ismaël son fils.
(...)
Les musulmans ont des explications à
cette inversion des rôles qui tombe bien... et ne vous en faites
pas... ils en ont à toutes les balivernes que l’autre étron aurait
radoté à ses scribes. Et même si à l’époque de
momo et des premiers califes, la balance penchait
clairement en faveur d’Isaac s’agissant de l’identité du sacrifié,
bien plus tard, c’est Ismaël qui fut imposé à la place pour jouer
ce rôle. Le nom même d’Isaac aurait même disparu un temps. Quoi
qu’il en fut il y a des raisons profondes à cette permutation mais
la plus évidente que l’on peut donner est qu’elle vient sanctifier
« la filiation ismaélienne » et légitimer l’étron qui
s’en réclame par la même occasion.
Le récit diffère aussi totalement
s’agissant de l’exil forcé dans le désert d’Ismaël et de sa
souillon de mère. Pour les musulmans, Abraham aurait emmené les
deux, mais passons.
Quant à la scène du sacrifice elle se
déroulerait, selon l’islam et comme par un heureux hasard, à la
Mecque et non au Mont du Temple à Jérusalem... bah oui, c’est quand
même mieux que tout cela se passe à la casbah plutôt que chez les
juifs... L’histoire est plus compliquée en réalité. La sourate
37-102 relate que c’est sous la forme d’un songe - ce qui n’est pas
le cas dans le récit biblique que l’autre tâche a plagié -
qu’Abraham se serait vu en train d’immoler Ismaël. Ni une ni deux il
lui en aurait fait part : Dans son infinie sagesse, Ismaël
aurait répondu à son père qu’il fasse ce que Dieu lui ordonna et
que s’il plaisait à Dieu alors il le trouverait au nombre des
endurants. Il aurait joint à la vision la foi, en clair dans le
texte « tous deux se furent soumis (à l’ordre d’Allah) »
(103) et c’est ce qui les aurait sauvé tous les deux... comme
quoi... il faut toujours se soumettre... la foi étant un peu comme
la montagne, « ça nous gagne ». On peut se laisser à
toutes sortes de digressions s’agissant cette épreuve mais arrêterons-nous là.
Toujours d’après le préposé aux
photocopies du 7ième siècle, c’est Ismaël, aidé de papounet qui
aurait reconstruit la Kaaba.
(...).
Revenons à notre Ismaël : Que
lui promet Abraham au juste, toujours selon mohamerde bien entendu ?
Eh bien que c’est de sa descendance qu’apparaîtra le dernier des
prophètes, à savoir momo lui-même. Elle est pas belle la vie
?«
»