Un : Ce n’est pas le passé qui nous construit mais la mémoire du passé. Une bonne part de cette mémoire est intégrée en nous, devenant inconsciente. Heureusement car le progrès est fait de nombreuses erreurs et notre amour propre aurait beaucoup de mal à supporter le souvenir de ses nombreuses erreurs passées.
Deux : dans un esprit sain, votre affirmation est correcte mais dans un esprit troublé ou traumatisé, le passé (ou plutôt comme je le dis : la mémoire du passé) peut ne pas construire, il peut même détruire l’individu. Certaines thérapies permettent d’effacer ces traces délétères du passé, ce qui montre bien que l’oubli est souvent salvateur, aussi nécessaire que la mémoire du passé.
Trois : la mémoire n’a pas pour fonction de restituer le passé mais de nous armer pour le présent et l’avenir. C’est pour cela que nous déformons nos souvenirs : dans notre pur intérêt vital !