J’ai apprécié ce papier qui vaut aussi par ses outrances.
A cet égard, je me permets de relativiser une information qui me semble partielle : s’il est bien vrai qu’Erdogan a emporté 70 % des suffrages
exprimés en Belgique, il convient de relativiser ce résultat car seuls 140,000 citoyens d’origine turque sur
250,000 possibles se sont inscrits sur les listes électorales et de
ces 140,000, à peine plus de la moitié s’est déplacée pour voter dont la majorité pour Erdogan ; il n’en reste donc pas moins que cela fait à peine 50.000 suffrages sur 250.000 possibles.
Dans votre énumération des plaies qui accablent votre bonne ville
et qui prend souvent la forme nominative de ceux qui ont conduit
cette partie du pays à la ruine, à savoir essentiellement le PS et
ses complices,à savoir tantôt la formation humaniste, on croit
rêver de l’appellation tant ils ont la trahison chevillée au
corps toujours prêts à se vendre au plus offrant ou alors le
pendant de Droite, le MR, parti de boutiquiers dont la vision
politique se limite aux frontières du tiroir-caisse et qui offre
actuellement le pitoyable spectacle d’une direction de la Belgique
par procuration et à la seule condition de bien faire prospérer les
intérêts de sa majesté, la Flandre occupée à rançonner la
Wallonie et à la transformer en aire de jeux pour jeunes désœuvrés.
Ajoutons-y les
comiques du parti populaire, mini-parti fondé par un avocat, Me
Modrikamen qui a eu son heure de gloire en s’appropriant la
défense des petits actionnaires de Fortis dont les économies
furent englouties en 2008 quand un grain de sable enraya le grand
casino.
Il va sans dire que
si l’institution fut sauvée du naufrage par le gouvernement
trouvant miraculeusement pour les banques
les milliards qui lui
manquaient pour l’action sociale, les petits actionnaires se
retrouvèrent Gros Jean comme devant ayant rêvé de pactole et bu la
tasse.
Depuis le bonhomme
essaie vainement de lancer en politique une formation
d’Extrême-droite mais n’a réussi jusqu’ici qu’à obtenir un
quarteron d’élus de troisième ordre.
Dans votre piquant
florilège politique vous oubliez cette remarquable engeance, les
frères Happart, maquignons mal dégrossis mais cupides qui ont
abandonné le devant de la scène politique au PS où le hasard du
moment les avait fait tomber après avoir capitalisé pendant des
années sur la marginalisation dans le paysage flamand de communes –
à l’époque francophones - dont ils s’étaient faits les zélés
porte-paroles.
ils se sont, il est
vrai, mis en recul sans pour autant aller jusqu’à renoncer aux
ors et prébendes que distribue si généreusement une région
wallonne qui ne pousse pas l’impécuniosité jusqu’à la
modération dans sa créativité à créer des organismes multiples
et variés sans grande utilité publique si ce n’est d’assurer à
ceux qui se partagent les sièges des conseils d’administration (
de quoi on n’en sait fichtre rien ! ) de confortables jetons
de présence qui viennent s’ajouter aux multiples revenus que leur
indubitable don d’ubiquité leur permet de se ménager.