’’Les activistes prétendent sans aucune preuve que les OGM sont nocifs, on
ne voit pas par quel mécanisme cela pourrait se faire et en quarante ans
d’utilisation on n’a constaté aucun problème. Les produits
phytosanitaires ont beaucoup évolué mais sous la pression de ces agités
la Justice en arrive à prendre des mesures contraires aux analyses
scientifiques.’’
Ce que vous écrivez est faux et vous le savez. La prolifération de l’amarante en est la preuve : ’’Monsanto certifiait qu’une hybridation entre un organisme génétiquement modifié
et une plante naturelle était impossible. Pourtant, en Géorgie, en 2004,
un agriculteur a constaté le contraire. A la place de son magnifique
champ de soja transgénique proliférait de l’amarante, ou herbe à
cochons. Impossible de déloger la plante parasite, même à l’aide du
fameux Roundup, l’herbicide le plus utilisé aux Etats-Unis Un produit
fabriqué par Monsanto comme les semences du paysan géorgien. Et pour
cause, le gène de résistance au désherbant de son soja s’était
visiblement transmis à l’amarante. L’herbe à cochon a alors envahit tout
le terrain.’’
https://redigerweb.wordpress.com/2011/12/02/lamarante-fait-vaciller-monsanto-et-ses-ogm-en-resistant-au-roundup/
Avant même de parler d’une nocivité pour la santé humaine, il faut examiner l’impact des OGM et des produits phytosanitaires sur la nature.
J’habite à la campagne et en 20 ans j’ai vu disparaître les coccinelles, les sauterelles, les grenouilles, les criquets, les vers luisants, les crapauds, les lucioles, les hannetons, et d’autres ...
Pour les abeilles c’est un carnage !
Et que dire du chlordécone et d’autres produits dont le risque de provoquer un cancer est avéré.
La production à base d’OGM est une catastrophe dans bien des pays, par exemple le coton Bt :
’’En 2010, la revue Science révèle les conséquences indésirables
très importantes causées par la culture de cotonniers Bt en Chine du
Nord. La culture sur troismillions d’hectares d’un cotonnier Bt, manipulé pour produire un
insecticide contre un papillon ravageur, a abouti à la prolifération de
la punaise des champs, Adelphocoris lineolatus qui a ravagé 26 millions d’hectares de cultures maraîchères et fruitières, touchant 10 millions de petits exploitants du Hebei et du Shandong. De ce fait, ils ont dû fortement augmenter l’usage des pesticides chimiques pour sauver les récoltes2,3.
En 2016, le Burkina Faso, premier pays africain à s’être lancé
dans le coton transgénique (2003) arrête la production de ce type de
coton et revient à des semences traditionnelles. Les variétés de
Monsanto donnent des fibres plus courtes et de moins bonne qualité, ce
qui entraîne une baisse catastrophique de la valeur de la production et
des invendus sur les marchés internationaux. Même si les rendements sont
plus importants, la quantité de coton récoltable mécaniquement à
diminué en volume et en qualité4.’’
https://fr.wikipedia.org/wiki/Coton_Bt
Dans les pays riches 25% à 30% des produits alimentaires sont jetés, et dans les pays pauvres au moins 20% des récoltes sont perdus à cause des mauvaises conditions de stockage. Plutôt que de surproduire il faudrait commencer par s’occuper de ces 2 problèmes majeurs.