Il m’a donné faim votre article 
En prime, une petite recette extraite de mon roman :
Le troisième soir, Hugo soupa en
solitaire dans le petit restaurant de l’hôtel. Il se commanda la
spécialité du cru : la « Marseille-Vintimille »,
un potage aux saveurs explosives, célébrant les antiques relations
ferroviaires entre les deux villes. La soupe était meilleure en été,
exclusivement à partir de produits frais. En hiver, on complétait
avec un peu de conserve, notamment pour les tomates. En tout état de
cause, les cuisiniers mettaient un point d’honneur à la servir en
toute saison.
Il s’agissait d’unir deux
plats traditionnels : la soupe au pistou provençale et le
minestrone italien. On servait alors un potage « à double
pommade ». Le potage en lui-même, à base de haricots et de
pâtes, était parfaitement fade. Comme chez les Provençaux, on le
versait alors sur une bonne cuillerée à soupe de basilic mélangé
d’ail et d’huile. Telle était la soupe au pistou. Mais,
surprise, avant de remuer le tout, on versait, sur la soupe, une
petite louchée de sauce tomate, épaisse et piquante, qui redoublait
les saveurs. Tel était le minestrone amélioré de Vintimille. En
hiver, cela requinquait son homme. En été, on partait pour la
sieste.