@CN46400
L’article du Lancet a été immédiatement critiqué et a été retiré très rapidement. A l’inverse l’étude de Raoult publiée en 24 heures par son pote a été revue à la demande de la revue elle-même à un spécialiste neutre, ce spécialiste après étude a déclaré cette étude nulle et dangereuse et a demandé son retrait. La revue du pote de Raoult a refusé de retirer l’étude et n’a mis que simplement la mention : débat scientifique. Et il a fallu attendre juillet pour que cette revue soit publiée. C’est là :
Le parisien, le 13 juillet 2020, dans une « revue » critique, publiée dans la revue The International Journal of Antimicrobial Agents, le chercheur hollandais Frits Rosendaal démonte en dix points le protocole du directeur de l’IHU de Marseille.
Le Parisien nous apprend qui est Frits Rosendal : professeur d’épidémiologie clinique et président du département d’épidémiologie clinique au sein d’un l’hôpital universitaire aux Pays-Bas. Ponte de la médecine dans son pays, il a été distingué du prix Spinoza, la plus haute distinction hollandaise en termes de prix scientifique.
Il est intervenu à la demande de la revue dans laquelle avait été publiée l’étude de Didier Raoult afin de la faire évaluer. Rosendaal, qui ne l’avait pas lue, a décidé de l’étudier comme il le ferait pour toute autre étude soumise à son regard.
« Cette étude souffre de lacunes méthodologiques majeures qui la rendent presque sinon complètement non informative ». […] « Le ton du rapport, présenté comme une preuve d’un effet de l’hydroxychloroquine et même en recommandant son utilisation, est non seulement non fondé, mais, étant donné la demande désespérée d’un traitement pour Covid-19, couplée avec le côté potentiellement de graves effets de l’hydroxychloroquine, totalement irresponsable ».
Le professeur démonte en dix points l’étude de Raoult. Alors que cette revue a été faite en avril, elle n’est publiée que le 13 juillet (plus de trois mois après quand il a fallu 24 heures pour publier l’étude de Raoult) et, de plus, alors que Rosendaal demande le retrait de l’article de Raoult, ce ne sera pas le cas : « J’ai recommandé de la retirer, car elle n’était pas informative, et à mon avis avec des conclusions de grande portée qui étaient sans fondement et peut-être trompeuses. L’ISAC a décidé de ne pas se rétracter, mais de considérer cela comme un débat scientifique. J’ai alors pris la position qu’il serait important de rendre cette revue publique, et j’ai insisté pour la publier sans qu’une seule lettre ne soit modifiée. Je pense qu’une action en justice était à craindre à ce sujet, ce qui retarderait la publication de la revue, et ces délibérations ont donc pris du temps ».