@Eric F
Excusez-moi mais si vous ne tenez pas compte dans votre raisonnement du fait que les trois premières études sont bidonnées alors votre analyse des 4.000 patients est faussée. Mais si on veut parler de ces 4.000 personnes analyse a été faite. Il ne s’agit pas d’une population identique à celle des 0,37 % de taux de mortalité (ou 0,5 si vous voulez) taux qui se fait sur l’ensemble de la population tous âges confondus. Raoult a testé massivement des jeunes et des asymptômatiques. Non seulement cela décale vers le bas la moyenne d’âge mais en plus il a retiré de ces personnes pour les traiter toutes celles qui avaient un risque cardiaque. Donc vous diminuez l’âge moyen, vous retirez une partie des cibles les plus risquées pour cette maladie et vous obtenez un score juste moyen. Autant dire que que c’est une preuve à elle seule. La démonstration est faite dans le livre. De plus il suffit de prendre la comparaison avec d’autres régions et on voit que Marseille, et bien plus aujourd’hui, a des scores catastrophiques.
Enfin la comparaison est très difficile du fait de la composition des populations comparées, des taux de fragilités (obésité, problèmes cardiaques, diabète, insuffisance rénale etc.), de la moyenne d’âge, du climat, de la densité de population, du mode de vie et aussi du nombre de contaminations initiales et ce nombre explique les différences au début entre Paris et Marseille.
Quant aux faits, excusez-moi mais lorsqu’on a une étude (française en l’occurrence) qui a testé in vitro et in vivo sur des singes avec tous les cas de figures : hydroxychloroquine seule ou associée, dosages différents, avant contamination (et là c’est certain puisque c’est fait en laboratoire) en début de maladie, en pic de maladie, en fin de maladie et que la conclusion est sans appel : aucun effet positif. Il n’y a aucune interprétation des faits. C’est une vérité. Tout comme la terre est ronde. Elle l’est ou non. Pas d’interprétation. Efficace ou non. Ici inefficace. Lorsqu’une étude a été faite à partir de centaines de milliers de personnes en France qui prennent de l’hydroxychloroquine en traitement de fond et que l’on constate que non seulement elles ne sont pas moins sensibles à l’infection, mais que, pire, elles ont, infectées, plus d’effets secondaires et un taux de mortalité plus élevé, il s’agit là d’une preuve bien plus solide que les 4.000 faux patients de Raoult.
Pour le pseudonyme c’est aussi justement pour inhiber le biais de critique : par exemple si Le Pen dit que le soleil brille et qu’il brille c’est juste. Ses contempteurs vont dire que non uniquement parce que c’est elle. Si Le Pen dit que le soleil tourne autour de la terre, ses admirateurs vont dire que c’est vrai. Un pseudonyme annihile le bais du préjugé sur la personne qui le dit. On ne peut plus juger ce qu’elle dit en fonction de sa sympathie ou antipathie envers elle.
Enfin l’auteur n’est que le porte-parole de scientifiques, médecins, journalistes qui mettent en cause Raoult. Ce n’est pas comme si c’était ses études à lui qui le mettaient en cause. De plus, et ce n’est pas la raison, mais il faut savoir que l’auteur — son email est diffusé dans le le livre — a été en contact avec des personnes qui ont été menacées de mort par les soutiens de Raoult. De même un journaliste qui l’a contacté n’arrive pas à avoir de témoignages plus nombreux car les personnes ont peur de Raoult. Certains témoignent sous anonymat. Raoult a réussi à créer une noria de fanatiques. Il suffit de voir les blogs à sa gloire. Certains sont totalement fêlés. Ils le comparent à Jésus, le prennent pour un dieu vivant.Il suffit aussi de lire un article de Mediapart qui est aussi dans le livre. C’est effrayant. Il y a des témoignages de ceux qui ont travaillé avec lui. Ils parlent sous anonymat car ils ont encore peur de lui. Ils parlent des pressions, des fraudes, de Raoult qui impose une idée et force à ce que l’article qui va être publié colle à cette idée même si les résultats prouvent le contraire. Raoult n’a pas été interdit de publication pour rien. Raoult n’a pas perdu ses deux labels pour rien.