@Luc-Laurent Salvador (complément, tiré du même livre)
Il
serait trop long de développer ici un thème aussi complexe.
Mais force est de constater que
les deux dernières religions du Livre se réfèrent aux mêmes
prophètes. En fait, nous pourrions également analyser leurs sources
et constater les innombrables invraisemblances, tout autant que les
illogismes qui jalonnent leur histoire et leurs textes. Aussi bizarre
que cela puisse paraître, le Christ n’est pas le fondateur du
christianisme et, pour
être logique, il faudrait l’en
dispenser. Cette religion, peu après Paul
de Tarse, abrita
les séides des Forces Noires. La Doctrine Hermétique nous dit que
le Christ est un Être Qui se situe au-delà de toute idéologie
humaine et de tout sectarisme. Lorsqu’Il vint sur Terre, Sa mission,
très brève, parmi nous était
d’une incroyable grandeur. Le Christ, Qui est universel, n’appartient
à aucune Église
et les quelques passages des Évangiles qui rapportent à peu près
fidèlement Ses paroles permettent de saisir l’universalité du
Message en dehors de tout dogme
et de toute idée partisane. C’est Paul, l’Initié, qui fut le
véritable créateur du christianisme. Comme
Asarsiph avec les Isriars, Paul tenta d’apporter, lui aussi (à
la demande des Adeptes), une Lumière
qui rassemblerait un grand nombre d’individus sous une sagesse
exotérique. Mais les êtres humains s’ingénient toujours à
galvauder et à
trahir le travail des Messagers. Une fois de plus le christianisme
prit un chemin déviationniste et travestit le Message du Christ à
tel point que le christianisme, quel qu’il soit, n’est plus qu’une
illusion frauduleuse de la réalité. Après Paul, les textes furent
manipulés pour ne devenir que des caricatures.
Paul
de Tarse ou
saint Paul (kabbaliste et disciple du célèbre kabbaliste Gamaliël),
et pourquoi ne pas dire Simon le Magicien, fut le véritable
fondateur du christianisme. Voyant
la tournure que prenait l’institution qui tentait d’être
établie, entre autres, par l’apôtre Pierre, il entra en conflit
avec lui en raison
des influences judaïques que celui-ci plaçait dans le courant
chrétien. Pierre n’était pas initié et Jean était trop imbu de sa
culture juive (c’était un kabbaliste de renom) pour ne pas se
laisser influencer par ses pairs. Les querelles s’intensifièrent
entre ces apôtres et Paul, alors même que des groupes gnostiques
tentaient de s’imposer dans ce vivier religieux du premier siècle de
notre ère. Paul n’a jamais condamné la vraie Gnose mais la fausse,
celle qui a été et est aujourd’hui acceptée par l’Église.
Ses efforts pour faire passer le vrai
Message de Jésus ne semblent pas avoir abouti car les rédacteurs
des Actes des Apôtres, plus tard, lui ont attribué des paroles
qu’un initié de son rang n’aurait jamais pu
dire.