@Jean Keim
J’aurais
dû dire : Quand Jésus dit « Arrière de moi, Satan »,
il s’adresse à quelqu’un, il ne s’adresse pas à ses propres
pensées. Car
il sait que ces pensées qu’il
reçoit ne
sont pas les siennes (Jésus
n’a pas d’ego) mais celles de S.
À
propos de la pensée, ce que
vous me demandez d’éclaircir est difficile car je suis encore loin
de maîtriser le sujet. Je
vais essayer de vous dire ce que je
comprends, à mon petit
niveau. La
confusion vient du terme « pensée ». Il y a bien une
activité mentale. Mais la
qualité de cette activité mentale est très différente selon qu’on
se situe dans le mental inférieur ou dans le mental supérieur. Le
mental inférieur est sujet aux influences :
-
des entités qui se trouvent sur le plan astral ou plan de la mort :
les pensées qui nous sont envoyées depuis ce plan ne nous
appartiennent pas. Nous
sommes tellement habitués à ce parasitage quasi permanent que nous
n’en soupçonnons même pas l’existence. Nous croyons que nous
sommes les auteurs de ces pensées. Cette impression est normale
étant donné que cela a lieu dans notre tête. Chez
certains individus, ce
parasitage atteint un niveau beaucoup plus grave, au point qu’on
peut parler de possession : ils sont
possédés par de puissants égrégores dont ils ne sont que le canal
ou le haut parleur. D’où le fanatisme, d’où l’impossibilité
que nous rencontrons à convaincre une personne même en lui
présentant des faits et des arguments imparables. C’est
parce que nous avons affaire
non pas à un individu mais à un égrégore, qui
est une pensée collective possédant sa propre énergie et identité,
sorte de masse de pensées agglutinées et « coagulées »
pour former une entité. La
lumière naturelle de la personne, son discernement, sont
« débranchés » par l’égrégore.
-
de la mémoire, du connu, du
passé : le savoir
consiste, ici, en l’adoption de pensées appartenant à d’autres,
de pensées vieilles auxquelles je vais croire. Je fais un tri en
prenant ce qui me plaît ou m’intéresse, mais cette sélection et
cet assemblage personnel de pensées empruntées ne constituent pas
une pensée neuve et créative. Quand
je dis que ce n’est pas un travail intellectuel et cérébral,
j’entends par là qu’il ne s’agit pas d’une connaissance
qu’on est allé cherché à l’extérieur. À quelqu’un qui n’a
jamais mangé d’ananas de sa vie, je peux tenter de lui en décrire
le goût, mais il ne
connaîtra le goût de l’ananas que lorsqu’il en goûtera par
lui-même. Si la connaissance ne provient pas d’une expérience
directe, elle est abstraite. Vous pouvez lire des tas de bouquins sur
la sexualité, si vous n’avez jamais fait l’amour… Rien de
magique là-dedans si ce n’est que, en vous libérant de vos
croyances, vous allez déboucher le canal qui vous relie à votre
esprit, que certains
appellent le moi supérieur ou le Soi, et qui est lui-même relié à
la Source ou Dieu. Le
sens de mon message c’est que, plutôt que d’accumuler des
connaissances, nous avons besoin de devenir de bons ramoneurs. 