« il
faudrait 500 000 créations de logements par an pendant 5 ans pour
résorber le déficit en nombre de logements. »
Je crains fort que
même munis de ces 500 000 logements requis, on obtienne
simultanément autant de carence et de vacance de logement et autant
de SdF ou de précaires désocialisés potentiels. Puis sans fond,
cercle vicieux structurel inhérent au capital, le modèle
socio-économique immobilier financiarisé a besoin et génère des
précaires carencés comme le modèle d’exploitation salarial a
besoin de chômage et de migrants précaires.
Dans les assos
on se répète la donnée statistique publiée bien connue évaluant
à 70-65 % les ménages français éligibles au logement dit social,
mais on omet complaisement de dire l’essentiel : çà veut juste dire
que le modèle socio-économique n’est pas fait pour les besoins
positifs de logement des gens, mais pour les dominer par la menace de
carence, la valeur négative.
Pourquoi ? Parce que la
notion même de valeur capitalisée du bâtit n’existe que du fait de la
tension négative de son carencement réciproque. C’est systémique
donc sans solution !
Le « système » de rente spéculative, publique ou privée, met donc
cruellement les travailleurs sociaux et assos de solidarité en
posture de pompiers pyromanes malgré eux, elles. Je cite un des
leurs me disant « tu sais, on reloge les uns pour en
jeter indirectement d’autres par la fenêtre, on le sait bien ! »
Que cela ne décourage pas les assos, mais au contraire pousse les électeurs à comprendre que sans une force politique populaire souveraine nationale hors UE, très offensive, le problème n’avancera pas.