Pour Boisset, « Canicule » était pas mal, l’idée très originale ( un thriller dans les champs de blé de la Beauce, le vieux Lee Marvin comme tombé d’un vaisseau spatial au milieu d’une cour de ferme et les moiteurs érotiques de Miou-Miou à contre -emploi).
Sur « Folle à tuer », (assez moyen, un exemple de plus de la déperdition entre le film et le bouquin dont il est tiré) il vaut surtout par l’excellent polar de JP. Manchette dont il est issu.
Ça s’appelait « Ô dingos, Ô châteaux » ( superbe titre, clin d’œil à LF Céline et son « d’un château l’autre »).
C’était édité à la NRF, et ça n’est devenu « Folle à tuer ’ au Carré Noir que quand le film de Boisset est sorti.
Beaucoup d’éditeurs rebaptisent le polar initial quand il a donné lieu à film, pour tenter de booster les ventes...
Le titre, souvent, ne fait pas partie des droits de l’auteur , mais appartient à l’éditeur.
Manchette s’en était plaint souvent ( Cf. »le petit bleu de la cote ouest« qui a été rebaptisé » Trois hommes à abattre« quand Jacques Deray en a fait un film avec Delon ...)
C’est très con, car les titres littéraires sont en général meilleurs que celui de l’adaptation filmo. C’était clair pour »le petit bleu de la cote Ouest« , qui est un clin d’œil au jazz »West coast" américain qui sert de fil rouge aux errances automobiles de Gerfaut (Delon) du periph vers Royan ( aussi la cote ouest, mais de France, cette fois-ci)