La lecture de cette épitre laisse rêveur.
Surtout que l’auteur prétend en savoir beaucoup sur la Démocratie.
Ceci pour l’aspect juridique.
Un magistrat peut il appuyer son verdict sur « on serait en opposition avec la Commission Européenne° ?
Si la réponse est affirmative il va falloir construire des camps de concentration vu le nombre de millions de citoyens qui contestent en silence les actions de la dite commission.
Un magistrat peut il, faute de constater un détournement de fonds à titre personnel, définir une notion qui n’existe pas dans le code pénal : le détournement partisan ?
Qu’est ce qui justifie l’inexistence du droit à un appel dans le cadre d’un juridiction en première instance dans une cour correctionnelle ?
Les fait reprochés à MLP et aux associés ne sont pas justiciables d’une cour d’assise qui , elle , peut s’achever sur une incarcération ou autres mesures conservatoires.
Dans le cas présent un artifice juridique a été finement utilisé pour exercer un abus de droit manifeste n’en déplaise à la »gauche« .
Une réquisition d’un procureur de la République peut elle s’accompagner par un regret de constater aucune charge possible mais néanmoins poursuivre un justiciable par simple idéologie ?
L’auteur devrait ne pas oublier que le droit est une ligne de conduite réglementaire et certainement pas un système de valeurs .
Les jugements sur le fond sont aussi dépendant de la forme dans la procédure juridique Française. On n’est pas aux USA.
Dans le cas qui nous occupe il y a un abus de droit manifeste à travers des interprétations et des à priori visiblement partisans.
Comment un magistrat peut il affirmer qu’il y a un risque de troubles à l’ordre public si d’aventure MLP serait élue en 2027 et pourrait encore bénéficier de la suspension en attente d’un jugement en appel.
Cette approche constitue un déni manifeste des droits de la justiciable en retenant comme acquis que l’appel ne lui bénéficiera pas.
Pour ce qui concerne l’aspect politique.
L’argumentation qui prétend que les juges ont toujours raison et qu’il serait »séditieux« de contester leur décision relève du pur stalinisme dont on connait bien les méfaits.
Il n’est d’ailleurs pas étonnant que ces argumentations fleurissent dans les milieux nourris à l’argumentation marxiste léniniste .
L’URSS avait une constitution, un code de droit et fonctionnait parfaitement sur le plan procédural. Il n’y avait pas plus d’arbitraire en URSS qu’il y en a dans les régîmes parlementaires Occidentaux.
Les lois et les jugements sont le fait d’un régime politique qui constitue le droit dans le sens de la défense de ses idéologies.
Les multiples manipulations de la constitution de 1958 prouve largement que le pouvoir politique sait tordre la loi fondamentale vers ses visions quand il le faut.
Rien que cet réalité permet de contester sévèrement le déroulé et le jugement sortit contre MLP.
Pour le fun, il est divertissant pour le moins d’entendre la prétention des LFIstes et associés de chercher à accréditer une histoire de »sédition« quant on connait les actions menées par les nervis de cette mouvance autant en intimidations qu’en violences physiques.
Pour le quart d’heure les SA post moderne c’est plutôt eux. L’opinion publique silencieuse ne s’y trompe pas.
In fine ces gens la ont la prétention du monopole des manifestations et un parti ouvertement »révolutionnaire« refuse tout autre manifestation quelle quelle soit.
Toute cette histoire exacerbe un débat qui finira par venir au premier plan.
Qui est en charge de gouverner une nation ?
Les politiques dûment élus par le vote majoritaire des citoyens ?
Les magistrats du siège, fonctionnaires non élus ?
Cette magistrature a t’elle la mission de sélectionner les candidats à une élection ?
Est ce bien cela un ’Etat de droit » ? Ou sommes nous à l’aube de la dictature à la mode des démocraties populaires qui effacent les opinions opposées et qui éliminent les opposants ?
Question ouverte .