@Claude Courty
bonjour
j’ai lu ton lien qui est instructif.
Nos difficulté tiennent aux comportements instinctifs de nature que
nous portons tous à la naissance et qui dirigent nos existences au
travers des paradigmes culturels que nous élaborons, avec la
difficulté de les maitriser, d’une part par les conséquences de
la concentration humaine dans des espaces restreints, également
parce que nous n’avons pas abandonné l’économie de pillage qui
au fil des siècles c’est restructure au travers du commerce dans
lequel l’objectif demeure de s’enrichir en retirant la meilleure
plus-value de l’opération. Bien évidemment les moyens ne sont
plus aujourd’hui l’usage de la force du glaive comme d’antan,
mais celle de la force du droit et celle des positions
socio-économiques qui donnent accès aux capitaux dans un échange
conflictuel sous-jacent accepté comme norme d’exploitation. Les
colonisations furent une économie de pillage, plus paisiblement les
échanges internationaux demeurent un paradigme de cette propension à
aller chez le voisin lui vendre des biens et services pour en retirer
une plus-value. Nous mesurons cette économie de pillage moderne
réciproquement consentie par les écarts de la balance commerciale
du commerce extérieur. Les relations d’un commerce équitable sont
gouttes d’eau dans un océan d’échange mondial.
Nous devons ce
développement à la rareté, c’est-à-dire l’obligation de
produire ce que la nature ne nous donne pas naturellement sans une
intervention de l’intelligence de la pensée associative, et la
faculté d’exécuter un travail sous-tendu et dirigé par le
rapport dominant dominé.
Aujourd’hui, les
dominants ne sont pas des dominants Alpha de nature, mais des bêtas
systémiques.
Ce sont donc des
dominants systémiques qui se positionnent dans les normes qui se
sont développés pour accéder aux moyens de disposer de capitaux,
le plus souvent financiers, car les capitaux historiques issus de
l’économie de pillage se sont dissous au fil des siècles.
Ce développement
reste un paradigme animalier, où les plus forts dominants
systémiques l’emportent. Les pyramides de ton lien le démontrent
et il n’y a rien d’anormal en cela dans une société de rapports
interpersonnels et économiques encore primitifs.
Je donne souvent en
exemple l’exploitation salariale où un entrepreneur possédant un
capital l’investit dans la consommation humaine, et donne 100 à un
homme sans ressource pour faire une bouteille. Ensuite il doit
revendre celle-ci à un client disposant d’un revenu, qui ne peut
être autre que l’homme à qui il a donné 100 pour faire un
travail. Sauf qu’il ne peut , sans rien gagner et consommer son
capital la lui revendre 100. alors il ajoute 100 pour sa propre
existence, puis 100 pour augmenter son capital, et au final il revend
au salarié devenu client consommateur la bouteille 300. reste
donc au client qu’a augmenter sa productivité ou s’endetter chez
de celui qui détient le capital. Nous vivons comme cela, faute de
disposer d’une norme universelle de la valeur d’un produit basé
sur une référence biologique incontournable, qui est l’énergie
que nous dépensons pour faire la bouteille dans le temps de
production. Si le salarié a consommé une cuisse de poulet, la
bouteille vaut une fraction de l’énergie qu’a fournie cette
cuisse, ou de ce qu’il a mangé pour la retirer. Il devient alors
nécessaire de définir une valeur énergétique de base pour qu’elle
soit universelle et il n’y a plus qu’a faire le pas pour définir
une valeur monétaire de cette valeur énergétique. Ce n’est pas
plus compliqué, mais cela obligerait les citoyens à créer du
capital pour réaliser des actions économiques qu’un homme seul ne
peut y parvenir, et se substitué aux « capitalistes »,
et non consommer en totalité les ressources qu’ils retireraient de
leurs activités.
Nous
sauterions ainsi d’un monde basé sur le rapport dominant dominé à
un monde d’équité. Naturellement, nous ne sommes pas près d’en
arriver là, car les informations qui permettent de maintenir l
capitalisme capitalistique sont maintenues et développées en
permanence.
Cordiallement
ddacoudre overblog.