Ses différents séjours en Sicile ont donné à Platon un aperçu concret de la puissance atlante à laquelle les Grecs faisaient face. La menace atlante, c’était la Gaule aux portes de Rome et Carthage à celles de Syracuse. On peut discuter du port atlante (Marseille ou Carthage) et de la plaine (le bassin parisien ?) mais l’essentiel n’est pas là. Le bout de la pelote atlante sur lequel il faut tirer pour prendre la mesure des choses, c’est l’Etrurie.
Derrière le « mystère » étrusque se cache en réalité un problème évident. Comment un peuple doté d’un territoire aussi restreint a-t-il pu produire et exporter des produits dans de telles quantités à travers toute la Méditerranée ? A côté, l’Empire Punique est archéologiquement insignifiant. Les archéologues du 19ème siècle, intellectuellement prisonniers des auteurs gréco-latins ne se sont-ils pas magistralement fourvoyés en attribuant systématiquement aux mythiques Etrusques des produits dont il était impensable qu’ils soient l’oeuvre des barbares puniques ?
De même, où sont passés les ruines de la Carthage punique ? Disparus ! Dissous. Un cas unique au monde. Du jamais vu nulle part ailleurs. On a retrouvé Troie et Uruk mais Carthage et sa voisine Utique pourtant ralliée aux Romains n’ont laissé aucunes traces pré-romaines. A moins que... là encore les vestiges qu’on nous présente comme romains soient en réalité majoritairement puniques. Même problème en Gaule : Avaricum, Lutèce, Cénabum... envolées.
Pour rappel, les plus anciennes traces d’utilisation de mortier de chaux sont phéniciennes et chypriotes. C’est à dire les régions d’origine des fondateurs de Carthage. Ce n’est donc pas une invention romaine et dater systématiquement après la conquête romaine des bâtiments construits avec cette technique est une aberration à laquelle il est plus que temps de mettre fin. Etrusques, Gaulois, Ibères, Berbères, Romains et autres ont imité les Phéniciens.
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