@Octave Lebel
Merci pour ton analyse. Concernant la référence à l’utilisation
de la dépense énergétique de ceux qui travaillent, ce n’est pas
très compliqué. Depuis 9000 ans le prix des marchandises s’est
fixé seulement sur des relations de conflit permanent, allant du
pillage à l’exploitation salariale d’aujourd’hui. Le
développement s’est accru par la formation de capitaux issus de
tous les conflits ou de toutes les servitudes en passant par
l’esclavage. C’est ainsi qu’il n’existe aucune référence
universelle et incontestable de la valeur travail dont on parle tant.
Elle est suggestive et basé sur le conflit pour rémunérer ce que
l’on peut produire ou faire dans un temps donné en fonction des
évolutions technologiques et des désirs humains dans différentes
cultures sur source de conflits de classe.
Je propose seulement
que lorsqu’un salarié effectue une tâche, l’on mesure l’énergie
qu’il a consommée pour la faire. Nous savons déjà le faire, un
employé de bureau dépense 1500 calories, un sportif de haut niveau
6000, chacun dans un temps donné, avec lequel se réalise la
productivité. Il devient facile de convenir d’une valeur monétaire
de la calorie de manière universelle, car la dépense d’énergie
est biologique, que l’on soit américain ou chinois. À partir de
là les productions ou les services réalisés auront le prix de la
dépense d’énergie engagée. Car c’est la seule réalité,
toutes nos productions et nos services sont le fruit de l’énergie
que nous avons dépensé pour les faire. En partant du point initial
au produit fini, ce n’est qu’un cumul d’énergie humaine à
toutes les étapes et non pas d’une valeur d’un bien ou d’un
service, qui n’ont aujourd’hui qu’un prix rouge de sang, avec
le terme que constitue l’armement nucléaire comme
finalité.
L’énergie comme base universelle et incontestable
puisque biologique, serait la norme de calcul de toutes les
adaptations qu’il faudrait réaliser pour tenir compte de la
diversité des tâches comme celles des latitudes ou longitudes,
comme de l’acquisition des enseignements qui débouchent sur des
métiers, etc., nous savons faire cela et nous avons les outils de
calcul pour y parvenir. Certainement que la perversion humaine
affectera ce système, mais nous serons en mesure de savoir de
combien. C’est un moyen de sortir de l’exploitation du salariat
où le capital investit 100 de salaire pour un travail et revend à
ce travailleur devenu client son travail 300, car il faut 100 pour
l’employeur et 100 pour le capital et récupérer les 100
distribués en salaire. Nous vivons comme cela. Chaque fois que l’on
obtient une augmentation de salaire, nous la rachèterons trois fois.
Quand je militais, je disais à partir de 1976 où j’ai compris ce
processus, de ne pas avoir peur de revendiquer, car c’est vous qui
le paierez. La seule difficulté était la concurrence avec
l’extérieur, car les conventions collectives réglaient celle des
branches en France. Et quand l’UE c’est agrandi et que la CES à
réclamé des conventions européennes, les chefs d’État ont
toujours refusé.
cordialement