@beo111
Un problème de taille et d’écologie
Votre préoccupation concernant les « super méga-bassines » est tout à fait pertinente. Oui, une STEP nécessite des installations de grande taille : deux lacs artificiels ou existants à des altitudes différentes. La puissance de la centrale de pompage-turbinage est généralement conçue pour correspondre à la production d’une centrale nucléaire ou d’une partie de celle-ci, pour stocker efficacement l’énergie excédentaire.
C’est là que le conflit avec les écologistes peut survenir. La construction de ces infrastructures peut avoir un impact environnemental significatif :
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Occupation des terres : La création de lacs peut submerger des vallées, des forêts ou des terres agricoles.
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Impact sur la biodiversité : Les écosystèmes locaux peuvent être perturbés.
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Problèmes de l’eau : Bien que le stockage soit un circuit fermé, il y a toujours un certain niveau d’évaporation. Dans les régions déjà sous stress hydrique, cela peut devenir un enjeu majeur.
En France, la plus grande STEP, la STEP de Grand’Maison dans les Alpes, a une puissance de 1 820 MW et une capacité de stockage de 30 GWh, ce qui est comparable à la production de plusieurs réacteurs nucléaires. L’idée est de dimensionner la STEP pour qu’elle puisse stocker au moins une partie de la production d’une centrale nucléaire, ou plusieurs réacteurs, pour une période de quelques heures à une journée, en fonction des besoins du réseau.
En conclusion, si la STEP est l’une des solutions les plus éprouvées et efficaces pour le stockage de l’énergie nucléaire, son déploiement à grande échelle se heurte à d’importants défis environnementaux. C’est un dilemme entre la nécessité d’une infrastructure énergétique stable et la préservation des écosystèmes