« Les travailleurs boomeurs qui n’ont pas accédé à la propriété et sont demeurés locataires, sont devenus des retraités pauvres ». Mais vu l’incitation à devenir propriétaires à cette époque, ils n’étaient guère nombreux. En fait, l’inflation doit être appréhendée comme un conflit de répartition entre deux facteurs de production antagonistes, le Travail et le Capital. Durant les années 1970, c’est le Capital qui a perdu.C’est ainsi qu’à cette époque, il a bien tenté de faire payer en retour le prix de l’inflation en resserant le marché mais les pouvoirs publics bénficiaient de la possibilité d’élargir le parc immobilier public. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit pour garantir le plein emploi alors que le capital se débattait dans une crise de surproduction. L’idée que la valeur de marché de ces biens aurait décliné à la gnératio suivante parce qu’ils n’auraient rien rapporté aux banquiers qui les avaient financé 20 ans auparavant à taux nuls ou faibles constitue un sophisme. En effet, en raison d’un sursaut de la demande à la génération suivante liée à une augmentation de la divorcialité, ces biens qui ont été remboursés à taux d’intérêts réels ou nuls ont gagné en valeur du fait de l’augmentation de la demande.L’effet d’aubaine n’a pas disparu. Ce n’est donc pas le taux de profit de la banque qui détermine la valeur des biens mais l’intérêt des consommateurs. Soit en passant, puisque le taux d’intérêt réel de long terme correspond aux perspectives de croissance de l’économie à long terme, il était inévitable que des taux négatifs viennent, durant les années 1970, sanctionner le capital puisque ce dernier n’était plus en mesure de produire un mouvement d’accumulation. Ces élements du capital devaient disparaître d’une manière ou d’une autre. Ces créanciers n’ont jamais été floués par qui que ce soit. C’est le fonctionnement même du capitalisme. D’ailleurs, lorsque ces mêmes taux d’intérêt étient rabotés par l’inflation de 1950 à 1974 mais qu’à la même époque, la croissance était soutenue, ils ne se plaigniaient pas. Ils ne se sentaient nullement floués. On les a remboursés en monnaie de singe parce qu’ils n’arrivaient plus à éviter la crise de surproduction.