@Mirlababo
Dans toute guerre il y a des enfants qui meurent, cette guerre n’y
échappe pas mais comme cela implique Israël alors tout est stigmatisé.
Cependant
le contexte démographique, 47% de mineurs, et la densité de population,
5500 habitants/km2, augmentent le risque de létalité à chaque
intervention militaire à Gaza.
Et
on retrouve dans votre laïus tous les classiques éculés des
clichés propagandistes de la hasbara, qui méritent le qualificatif
de négationniste. Ce sont déjà plus de 60 000 morts directs
identifiés, car il reste en permanence, depuis le début de la
campagne de purification ethnique suite aux attaques du 7 octobre
(qui relèvent désormais de façon indiscutable, sauf pour les
aveugles volontaires, d’un laissez-faire délibéré) des dizaines de
milliers de disparus en attente d’identification. Morts non tués
dans des actes de guerre habituels pour toute guerre, mêmes pas
disproportionnés mais dans des campagnes de bombardement à grande
échelle d’habitations, d’hôpitaux, de colonnes de réfugiés, sous
le prétexte galvaudé et de mauvaise foi qu’il y aurait des membres
du Hamas parmi les fonctionnaires de l’ASE et de la PMI locale (entre
autres), la belle affaire... Sans oublier les mitraillages de civils
qui essaient d’accéder à l’aide humanitaire. Tout cela dans un
contexte de famine organisée, et même désormais assumé sans
aucune fausse honte, et de déplacements forcés de populations dans
le but avoué de vider le territoire de Gaza de sa population. Et si
je parlais de morts directs, c’est parce qu’il ne s’agit que
de ceux qui ont tués par balles ou bombes, le nombre de victimes dus
à l’intervention étant plus proche des 300 000, par la famine et le
manque de soins lié à la destruction des hôpitaux (et encore
était-ce il y a déjà des mois, le total doit désormais être
supérieur). Oui, campagne génocidaire il y a indiscutablement, et
proclamée telle.
Quant
à ce que vous dites plus haut au sujet de situation de 1947 et de «
l’agression » qu’auraient subi les israéliens, elle relève de
l’inversion habituelle de la propagande sioniste. La véritable
agression était celle commise par les centaines de milliers
d’immigrés juifs qui venaient s’installer sur des terres qui ne leur
appartenaient pas, et qui avaient encore le culot de demander plus,
alors qu’ils avaient déjà trop. Le jour où on donnera votre
quartier à des immigrés venus d’on ne sait où, on verra si vous
ferez le malin. Signalons d’ailleurs que les Israéliens n’ont jamais
accepté le plan de partage de la Palestine, simplement un point de
départ pour eux, et ce plan,
qui ne définissait pas le statut des territoires « arabes » (dont
il était le plus souvent admis qu’ils devaient passer sous tutelle jordanienne), n’a jamais été validé par l’Assemblée
Générale de l’ONU. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé le massacreur
Netanyahou il y a peu, affirmant qu’Israël ne devait son existence
qu’à la conquête, et non à l’ONU.