@Julian Dalrimple-sikes
Deutschland unter alles
À
présent, les prévisions de la Bundesbank ressemblent à une pochette
d’un album de black métal avec 0% de croissance, 0% de sourire et 100%
de serrage de dents.
Si les Allemands ne sont pas parvenus à faire fonctionner l’éco-socialisme, personne n’y parviendra.
La
situation allemande est catastrophique et si vous vous contentez des
médias de grand chemin français, vous ne le savez probablement pas.
En
effet, la presse française, arc-boutée sur les petits soubresauts de la
politique nationale, ne semble guère préoccupée de ce qui se passe
ailleurs dans le monde. Il y a bien, de temps en temps, quelques gros
titres sur les frasques de Trump outre-Atlantique, mais décidément,
l’économie n’est pas un sujet qui intéresse la presse française, ni, par
conséquent, les Français.
Oh,
il y a bien, pour ceux qui les cherchent, quelques articulets pour
expliquer les mauvaises passes de l’une ou l’autre entreprise, les
impacts éventuels d’une nouvelle législation inventive propulsée par une
Union européenne en roue libre. Et bien évidemment, lorsqu’il s’agit de
pousser la taxe Zucman et autres débilités socialistes, là, la presse
est sur le pont.
Mais lorsqu’il s’agit d’expliquer que l’Allemagne est en train de s’effondrer économiquement, on trouve assez peu d’articles.
Pourtant,
l’Allemagne a perdu 125.000 emplois industriels ces deux derniers mois.
Ce chiffre, monstrueux en lui-même et surprenant par la rapidité avec
laquelle il est atteint, ne donne pas forcément la mesure du désastre.
Le détail permet de mieux se rendre compte de l’ampleur du problème
puisqu’on apprend que, sur l’année écoulée, les constructeurs
automobiles ont ainsi éliminé 111 400 emplois : Volkswagen 35 000,
Mercedes-Benz 40 000, Audi 7500, Ford à Saarlouis 2900, Daimler Truck
5000, ZF Friedrichshafen Group (équipementier automobile) 14,000, Bosch
avec Continental et Schaeffler 7000. Dans le rail et les transports,
Deutsche Bahn s’est séparé de 30 000 employés, et DB Cargo de 5000. La
Deutsche Post perd 8000 emplois, et la Commerzbank 3900. Signalons que
SAP (logiciels de gestion) se sépare de 3500 salariés en Allemagne et 10
000 dans le monde.
Enfin,
dans l’acier – et c’est particulièrement éclairant compte-tenu de
l’histoire allemande – Thyssenkrupp a viré 11 000 personnes, soit
environ 40% de leur masse salariale, rejoignant ainsi d’autres géants
industriels comme Bosch ou Continental, tous âgés de plus de 100 ans. En
réalité, c’est une véritable vague d’entreprises centenaires qui
luttent actuellement pour leur survie