@l’Autrice,
Cet article est un bon plaidoyer de la situation . Ceci étant il faudrait préciser quelques points pour un meilleur éclairage.
L’Australie est un continent important au Sud du Pacifique. Celui qui le contrôle dispose d’un avantage stratégique sur toute la façade Ouest des USA .
La population Australienne est faible en regard du continent.
La question de sécurité est donc essentielle. Lors de la WW2 , l’Australie a été mise sous une menace d’invasion par l’empire du Japon lors de son extension maximale vers le Sud du Pacifique début 1942.
L’action de la flotte de USA et de la 1ere division des Marines à Guadalcanal a arrêté juste à temps les forces Japonaises en cours de construction d’aérodromes sur un archipel à moins d’une heure de vol de l’Australie.
Ce fut un combat épique de plusieurs Mois au plan naval et terrestre pour forcer le Japon à se retirer.
Pour résumer et au plan de la sécurité stratégique, l’Australie dépends totalement des USA. La situation face à la Chine peut être analysée de manière identique.
L’Australie et les USA peuvent supposer faire face à une menace identique à celle du Japon en 41.
Dans ce contexte les accords de ventes d’armes qui ne seraient pas reliées à ce contexte stratégique sont des entreprises puériles. En son temps le Royaume Uni a été incapable de protéger son essentiel membre du Commonwealth , l’Australie en appelant les USA au secours.
La France est tout aussi incapable de fournir un soutient stratégique à l’Australie et la décision d’acquérir des sous marins Français, même construits en Australie, était un projet plutôt risqué pour un armement essentiel à la défense du continent.
Cela ne pouvait pas bien se passer et les USA ont réagit un peu tardivement car probablement ils n’ont pas pris la chose au sérieux.
En fait les autres compétiteurs comme la RFA ont immédiatement compris la fatuité de cette décision politique australienne : le premier ministre de l’époque voulait valoriser la perspective d’un transfert de technologie et de construction locale en terme de politique intérieure.
L’affaire ne pouvait qu’échouer et le gouvernement Français a vite compris que cela ne pouvait pas fonctionner . Il a donc concentré ses efforts avec succès sur un dédommagement financier de rupture de contrat.
Le cout à été et sera pharamineux pour le budget Australien et qui de surcroit n’est pas prêt d’avoir ses sous marins US pour remplacer sa flotte vieillissante.
Le plus gros fiasco concerne donc les Kangourous. Il n’y a pas que nous qui sommes des mauvais et là ils nous ont battus.
Une fois n’est pas coutume.